Alors que le Bénin s’achemine vers une nouvelle échéance électorale, la Plateforme des Promoteurs et Acteurs pour le Développement des Médias (PADeM-Bénin) renforce la vigilance et la formation des professionnels de la presse. Son président, Ilarion Kingnon, invité sur Canal 3 Bénin, a rappelé la nécessité d’un traitement responsable et déontologique de l’information en période sensible.
« Il faut désormais dissocier les journalistes des webactivistes ».
Le ton est ferme, le message clair. Invité de l’émission Grand Format sur Canal 3 Bénin, ce dimanche 9 novembre 2025, le président de la PADeM-Bénin, Ilarion Kingnon, a livré une analyse sans complaisance du paysage médiatique béninois, particulièrement en période électorale.
Selon lui, la confusion entre les professionnels des médias et certains acteurs du web ternit l’image de la presse et fragilise la crédibilité du travail journalistique. Il cite à titre d’exemple l’affaire Olivier Allochémé, journaliste du quotidien L’Événement Précis, actuellement en difficulté pour avoir diffusé un contenu sur une plateforme non conforme à la pratique professionnelle.
M. Kingnon appelle ainsi ses confrères à s’approprier le Code de déontologie et d’éthique dans les médias afin de prévenir toute dérive. « Chaque métier a ses risques, mais le journalisme exige rigueur et responsabilité. Chaque régime a sa manière de faire, et les journalistes doivent rester professionnels pour éviter des situations désagréables », a-t-il martelé.
Reconnaissant les difficultés actuelles des entreprises de presse sous le régime du président Talon, le président de la PADeM plaide pour le retour effectif de l’aide de l’État à la presse, au bénéfice des organes véritablement actifs et structurés. Il insiste sur le renforcement des capacités et des ressources, gages de la viabilité du secteur.
Dans cette dynamique, la PADeM-Bénin a organisé, le 31 octobre 2025, un atelier de formation consacré au Code électoral et au nouveau Code de déontologie et d’éthique dans les médias. Une initiative qui marque, selon Ilarion Kingnon, le lancement d’une série de rencontres à travers le pays.
« C’est une période particulièrement sensible. Les journalistes doivent traiter l’information avec équité et professionnalisme pour préserver la paix et la crédibilité du processus électoral », a-t-il conclu.
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