Si la date exacte de la naissance de Jésus de Nazareth demeure sujette à débat, les récits évangéliques de Matthieu et de Luc s’accordent à situer l’événement sous le règne d’Hérode le Grand, souverain de Judée mort en l’an 4 avant Jésus-Christ. Cette donnée historique met en lumière une approximation du calendrier chrétien, établi au Ve siècle par le moine Denys le Petit, dont les calculs comporteraient une erreur de cinq à six années.
Fixée officiellement au IVe siècle, la célébration de Noël au 25 décembre ne relève pas du hasard. Cette date correspondait alors aux grandes fêtes païennes du solstice d’hiver, marquant le retour progressif de la lumière après la nuit la plus longue de l’année. En choisissant ce jour, l’Église chrétienne a voulu donner un sens nouveau à cette période : pour les croyants, Jésus-Christ est le « soleil levant », la lumière qui vient éclairer l’obscurité du monde.
Le mystère de l’Incarnation
Au-delà des débats chronologiques, Noël célèbre avant tout un mystère central de la foi chrétienne : celui de l’Incarnation. Dieu, par amour, accepte de se faire homme, de partager la condition humaine et d’entrer dans l’histoire. Cet événement constitue un véritable tournant pour l’humanité, une rencontre inédite entre le divin et l’humain, entre l’éternité et le temps.
Pour les chrétiens, la naissance du Christ est bien plus qu’un souvenir : elle est un phare spirituel qui éclaire le sens de l’existence humaine. En Jésus, Dieu se rend proche, accessible, vulnérable même, rejoignant l’homme dans sa fragilité pour lui offrir l’espérance.
Un repère spirituel essentiel
Noël demeure ainsi un repère fondamental dans le calendrier chrétien. Il ouvre un cycle liturgique qui se prolonge avec l’Épiphanie, fête de la manifestation du Christ à toutes les nations, symbolisée par la venue des mages. L’événement dépasse alors le cadre d’un peuple ou d’une culture pour prendre une dimension universelle.
Comme le souligne la bibliste Roselyne Dupont-Roc : « Noël met en lumière l’action la plus inattendue de notre Dieu : il vient, en Jésus, son Fils, partager notre humanité. » Une affirmation qui résume toute la portée spirituelle de cette fête, invitant chacun à contempler l’essentiel au cœur d’un monde en quête de sens.
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