Actualités
+229 01 97 90 46 40

Leadership féminin & Résilience

Christhelle HOUNDONOUGBO, l’art de se défendre sans se dénaturer

Christhelle HOUNDONOUGBO, l’art de se défendre sans se dénaturer

À l’entame du mois de décembre, Christhelle HOUNDONOUGBO, figure inspirante de la promotion du leadership féminin au Bénin, livre une réflexion profonde sur la défense de soi. Pour elle, se protéger ne consiste ni à s’épuiser en ripostes ni à se laisser dévorer par la colère, mais à rester fidèle à sa dignité, à ses valeurs et à sa paix intérieure. Un message puissant à l’heure des bilans de fin d’année.

Les mois s’enchaînent, avec leurs défis, leurs blessures et leurs éclaircies. Pourtant, malgré les épreuves, la confiance demeure : si chacun est encore debout, c’est aussi parce que la résilience et la providence ont accompagné chaque pas. Christhelle HOUNDONOUGBO invite à regarder ce chemin parcouru avec lucidité et gratitude, tout en interrogeant la manière dont nous avons protégé notre identité face aux incompréhensions, aux jugements hâtifs et aux attaques parfois injustes.

Selon elle, la défense n’est ni un combat permanent ni une agitation nerveuse. « Se défendre, c’est délimiter ce que l’on veut préserver : sa dignité, ses valeurs, sa vérité », affirme-t-elle. Il ne s’agit pas d’opposer la force à la force, mais de garder une cohérence intérieur/extérieur, de refuser que la calomnie redéfinisse ce que nous sommes. « La défense spirituelle, dit-elle, n’est jamais un tumulte, mais une stabilité. »

Dans les familles, au travail ou dans les espaces publics, l’être humain est parfois confronté à l’injustice ou à la mauvaise foi. Certains croient qu’il faut réagir immédiatement pour ne pas paraître faibles. Pourtant, Christhelle HOUNDONOUGBO rappelle avec Sénèque que : « Celui qui s’empresse de répondre se place sous l’autorité de celui qui attaque ». Elle plaide pour une force plus raffinée : le discernement.

Elle cite des exemples simples mais puissants : cet employé accusé à tort qui n’a pas crié plus fort que les autres, mais dont les faits ont fini par parler ; ou encore cette femme injustement jugée par les siens, qui a préféré le silence éclairé à la polémique inutile. Dans ces histoires, la vérité a triomphé non par la confrontation, mais par la maîtrise de soi.

Car, lorsqu’elle est noble, la défense offre bien des avantages :

elle préserve la dignité en empêchant l’injustice de forger notre identité ;

elle protège notre paix intérieure ;

elle clarifie les intentions et les relations ;

elle permet à la vérité d’émerger sans déformation.

Mais HOUNDONOUGBO met aussi en garde : la défense ne doit pas tout justifier. Trop réagir, partout, contre tout, c’est s’épuiser et perdre l’essentiel. « Celui qui défend tout, finit par ne défendre plus rien », glisse-t-elle avec fermeté. La plus grande protection reste la maîtrise de soi.

Martin Luther King rappelait que la dignité est une armure ; Chinua Achebe enseignait que c’est la perte du centre intérieur qui renverse l’homme. Pour Christhelle HOUNDONOUGBO, ces pensées convergent : la vraie force est une paix inébranlable, indifférente aux tempêtes extérieures.

Elle évoque aussi l’importance du temps. Lorsque l’hostilité domine et que le dialogue est impossible, il n’est pas nécessaire de s’épuiser en explications. « Le temps répond à bien des questions que la colère n’a pas su résoudre », disait le philosophe Alain. Un principe que la leader béninoise érige en règle de vie.

Au seuil du dernier mois de l’année, elle appelle donc à la maturité dans nos réactions. La défense, soutient-elle, doit devenir une élévation, une preuve de grandeur et non un carburant pour l’ego. Choisir la hauteur plutôt que la querelle. La vérité plutôt que le vacarme. La paix plutôt que l’orgueil.

Christhelle HOUNDONOUGBO formule, pour finir, un vœu puissant : que décembre soit un mois de lumière, où chacun protège son âme sans jamais se renier, avance avec dignité et gagne les plus grandes victoires celles qui se remportent dans le silence du cœur.

Footer - L'Emblème du Jour