Les tendances provisoires issues des élections législatives du 11 janvier 2026, rendues publiques le 17 janvier par la Commission électorale nationale autonome (CENA), redessinent sans ambiguïté la carte politique nationale. Le scrutin consacre une domination sans partage des partis de la mouvance présidentielle et met en lumière l’incapacité de l’opposition à franchir le verrou juridique du Code électoral.
Une victoire nette de la mouvance présidentielle
Au terme de la compilation des résultats provisoires, les formations soutenant l’action gouvernementale s’acheminent vers un contrôle total de la prochaine Assemblée nationale. Cette configuration confirme la dynamique observée lors des précédents scrutins et renforce la position institutionnelle de la majorité présidentielle.
Seuls deux partis franchissent le seuil légal
Conformément à l’article 146 du Code électoral, seuls les partis ayant obtenu au moins 20 % des suffrages exprimés dans chacune des 24 circonscriptions électorales peuvent prétendre à l’attribution des sièges. À ce jeu rigoureux, deux formations tirent leur épingle du jeu.
L’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) arrive en tête avec 41,15 % des suffrages, ce qui lui permet de décrocher 60 sièges. Elle est suivie du Bloc Républicain (BR) qui totalise 36,34 % des voix et obtient 49 sièges. À elles deux, ces formations se partagent l’intégralité des sièges parlementaires.
Les partis recalés au seuil
D’autres partis en lice n’ont pas réussi à satisfaire aux exigences légales et se voient exclus de la répartition des sièges. C’est le cas des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), créditées de 4,86 % des voix, ainsi que de MOELE-Bénin, qui n’a recueilli que 1,21 % des suffrages exprimés au plan national.
Les Démocrates hors du Parlement
Le constat est particulièrement sévère pour le principal parti d’opposition. Avec 16,14 % des voix, Les Démocrates, formation conduite par l’ancien président Boni Yayi, n’atteignent pas le seuil requis et se retrouvent absents de la prochaine Assemblée nationale. Une absence d’autant plus lourde de conséquences que la durée de la législature est désormais fixée à sept ans, à la suite de la révision constitutionnelle intervenue le 15 novembre dernier.
Le taux de participation nationale s’établit à 36,73 %, traduisant une mobilisation modérée de l’électorat.
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