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Législatives 2026 au Bénin

L’UP-R s’impose avec une majorité absolue écrasante à l’Assemblée nationale

L’UP-R s’impose avec une majorité absolue écrasante à l’Assemblée nationale

Les élections législatives du 11 janvier 2026 redessinent profondément le paysage politique béninois. Selon les résultats provisoires rendus publics par la Commission électorale nationale autonome (CENA), l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et le Bloc Républicain (BR) raflent l’intégralité des 109 sièges de l’Assemblée nationale. Une configuration inédite qui consacre la domination totale de la mouvance présidentielle et relègue l’opposition hors de l’hémicycle.

Une victoire sans partage de la majorité présidentielle

Portée par une dynamique électorale solide, la majorité présidentielle sort largement renforcée de ce scrutin. L’UP-R et le BR, seuls partis à avoir franchi les seuils exigés par le nouveau cadre électoral, se partagent l’ensemble des sièges parlementaires. Cette situation résulte directement de l’application stricte des dispositions relatives aux seuils de représentativité, qui ont fait barrage aux formations non alliées.

L’UP-R, pilier central du Parlement

Avec 41,15 % des suffrages exprimés et 60 députés, l’Union Progressiste le Renouveau s’impose comme la première force politique du pays. Dirigé par Joseph Fifamè Djogbénou, le parti améliore nettement sa performance de 2023, où il comptait 53 élus. Cette progression confère à l’UP-R une majorité absolue confortable, lui permettant de peser décisivement sur l’orientation des travaux législatifs et de consolider l’assise parlementaire du pouvoir exécutif.

Le Bloc Républicain, un allié stratégique incontournable

De son côté, le Bloc Républicain enregistre également une avancée notable. Avec 36,64 % des voix et 49 sièges, le parti conduit par Abdoulaye Bio Tchané confirme son rôle de second pilier de la majorité. Ensemble, l’UP-R et le BR forment un bloc parlementaire homogène de 109 députés, offrant au chef de l’État une marge de manœuvre politique sans précédent.

Une opposition totalement absente de l’Assemblée

Le principal parti d’opposition, Les Démocrates, mené par l’ancien président Thomas Boni Yayi, recueille 16,14 % des suffrages au plan national, un score insuffisant pour obtenir des sièges. Faute d’alliance préalable, le parti devait franchir seul le seuil de 20 % dans chacune des 24 circonscriptions électorales, une exigence qu’il n’a pas remplie. Les autres formations politiques subissent le même sort : la Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE) plafonne à 4,86 %, tandis que Moele-Bénin ne dépasse pas 1,21 % des voix.

Un pluralisme politique fragilisé

Cette Assemblée nationale monocolore pose avec acuité la question de l’avenir du pluralisme politique au Bénin. À l’horizon de la prochaine élection présidentielle, prévue dans sept ans, le mécanisme de parrainage devient un enjeu central. Privée de toute représentation parlementaire, l’opposition se retrouve sans levier institutionnel pour porter une candidature crédible, rendant toute ambition présidentielle dépendante d’éventuels accords politiques avec la majorité.

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