CODE DE LA ROUTE AU BÉNIN
GÉRARD GBÉNONCHI PLAIDE POUR UNE APPLICATION RIGOUREUSE DE LA LOI ET UNE MEILLEURE PROTECTION DES USAGERS
À l’Assemblée nationale, le président Gérard GBÉNONCHI appelle à faire de la sécurité routière une priorité de l’action publique. À l’occasion du débat général sur le projet de loi portant Code de la route en République du Bénin, il a formulé quatre exigences majeures : des sanctions impartiales, des infrastructures sécurisées, une prévention permanente et une meilleure prise en charge des victimes d’accidents.
La sécurité routière ne saurait se limiter à l’adoption de nouvelles dispositions législatives. Elle exige des mesures concrètes, des mécanismes de contrôle efficaces et une responsabilité partagée entre l’État, les usagers de la route et les acteurs concernés. C’est le message essentiel porté par le président Gérard GBÉNONCHI lors de son intervention au débat général sur le projet de loi portant Code de la route en République du Bénin.
D’entrée de jeu, il a souligné la portée de cette réforme, qui dépasse le simple encadrement de la circulation pour toucher directement à la protection de la vie humaine. S’appuyant sur les données présentées dans le rapport, il a rappelé que le Bénin enregistre chaque année environ 1 000 décès et 4 500 blessés sur les routes. Derrière ces statistiques, a-t-il fait observer, se trouvent des familles endeuillées, des enfants orphelins, des travailleurs handicapés et d’importantes pertes économiques.
Pour le président Gérard GBÉNONCHI, la révision du cadre réglementaire hérité de 1956 constitue donc une avancée nécessaire pour adapter la législation aux réalités actuelles de la mobilité. Toutefois, il a insisté sur une exigence fondamentale : l’efficacité d’une loi se mesure avant tout à son application sur le terrain.
Quatre exigences pour sauver davantage de vies
Dans son intervention, le président Gérard GBÉNONCHI a formulé quatre propositions destinées à rendre le futur Code de la route pleinement opérationnel.
La première concerne la rigueur dans l’application des sanctions. Il préconise une répression certaine, graduée et impartiale des infractions, grâce notamment au déploiement progressif de radars automatiques et à la mise en place d’un système fiable de constatation électronique. Il suggère également d’étudier les conditions juridiques et techniques d’introduction d’un permis à points. Pour lui, les contrôles doivent être traçables et les sanctions appliquées sans privilège ni discrimination.
La deuxième exigence porte sur la sécurisation des infrastructures routières. Gérard GBÉNONCHI demande que les marchés publics de travaux routiers intègrent systématiquement la signalisation, le marquage au sol et les dispositifs de sécurité nécessaires. Il insiste également sur la vérification effective de ces équipements avant la réception des ouvrages. Les zones accidentogènes, les abords des établissements scolaires, les marchés et les traversées urbaines devraient, selon lui, bénéficier d’un programme prioritaire de sécurisation.
La troisième proposition vise à inscrire la prévention dans la durée. Le président Gérard GBÉNONCHI plaide pour l’introduction de l’éducation routière dès l’école primaire, accompagnée de campagnes régulières de sensibilisation sur le port du casque, l’assurance obligatoire, le respect des limitations de vitesse et les dangers de l’alcool au volant. Il appelle, dans cette perspective, à une coordination formalisée entre les communes, la Police républicaine et le Centre national de sécurité routière, avec des objectifs précis et mesurables.
Enfin, sa quatrième exigence concerne la protection effective des victimes d’accidents. Il recommande un renforcement du contrôle de l’assurance obligatoire, particulièrement pour les motocyclettes, ainsi qu’un meilleur suivi des délais d’indemnisation. Il estime également nécessaire d’améliorer la coordination entre les forces de police, les services de secours et les structures sanitaires afin de garantir une prise en charge plus efficace des victimes.
Un plan de mise en œuvre assorti d’objectifs mesurables
Au-delà des dispositions contenues dans le projet de loi, le président Gérard GBÉNONCHI invite le Gouvernement à préparer un véritable plan de mise en œuvre. Celui-ci devrait comporter un calendrier précis, un financement clairement identifié, des indicateurs de résultats et un mécanisme annuel de compte rendu à la représentation nationale.
L’objectif est de permettre aux députés de suivre, dans le temps, les effets de la réforme sur l’évolution du nombre de décès et de blessés, mais aussi sur les comportements à risque des usagers de la route.
À travers cette approche, il défend une conception pragmatique de l’action publique, dans laquelle l’adoption d’un texte de loi doit nécessairement s’accompagner de moyens, de contrôles et d’une évaluation régulière des résultats obtenus.
La sécurité routière, une responsabilité collective
En conclusion, Gérard GBÉNONCHI a appelé à faire de la sécurité routière une obligation partagée et une exigence d’égalité devant la loi. Il estime que l’État doit garantir des routes plus sûres, que les citoyens doivent respecter les règles de circulation, que les services compétents doivent assurer l’application effective de la législation et que les compagnies d’assurance doivent honorer leurs obligations envers les victimes.
Son intervention met ainsi l’accent sur un enjeu essentiel : faire en sorte que le nouveau Code de la route ne demeure pas un simple instrument juridique, mais devienne un levier concret de réduction des accidents et de préservation des vies humaines.
Pour le président Gérard GBÉNONCHI, la réussite de cette réforme se jugera donc moins à la promulgation de la loi qu’à sa capacité à transformer durablement les comportements et à rendre les routes béninoises plus sûres pour tous.