COOPÉRATION JURIDIQUE ET DÉFENSE DES INTÉRÊTS DU BÉNIN
FASJ : JOËL T. S. GODONOU PLAIDE POUR UNE RATIFICATION AU SERVICE DE LA SOUVERAINETÉ ÉCONOMIQUE
Le député soutient l’Accord instituant la Facilité Africaine de Soutien Juridique, tout en appelant à une meilleure valorisation des compétences nationales.
L’Assemblée nationale a examiné, ce lundi 26 octobre 2026, l’Accord instituant la Facilité Africaine de Soutien Juridique (FASJ). À cette occasion, l’honorable Joël T. S. GODONOU a exprimé son soutien à la ratification de cet instrument de coopération placé sous l’égide de la Banque africaine de développement (BAD). Pour le parlementaire, cette initiative constitue un levier important pour permettre aux États africains de mieux défendre leurs intérêts dans les négociations commerciales, financières et contractuelles complexes.
Mieux défendre les intérêts stratégiques de l’État
Dans un environnement économique où les États sont régulièrement engagés dans des contrats majeurs liés aux infrastructures, aux mines et à l’énergie, la maîtrise des enjeux juridiques représente un impératif stratégique. L’intervention de la FASJ pourrait ainsi contribuer à renforcer les capacités des pouvoirs publics, à prévenir les différends et à améliorer la qualité des négociations avec les partenaires économiques et financiers.
Pour Joël T. S. GODONOU, l’intérêt d’un tel mécanisme réside notamment dans sa capacité à accompagner les États africains face à des dossiers techniques dont les implications financières et juridiques peuvent être considérables. Une assistance adaptée pourrait permettre de mieux anticiper les risques, de sécuriser les engagements contractuels et de préserver les intérêts économiques de la nation.
Préserver la souveraineté et renforcer l’expertise nationale
Tout en soutenant la ratification de l’Accord, le député a attiré l’attention sur les conditions nécessaires à l’efficacité de la Facilité. Il a notamment souligné l’importance des ressources mobilisées et de l’étendue de son champ d’intervention. À ses yeux, l’accompagnement juridique proposé doit s’inscrire dans une logique de complémentarité avec les institutions nationales, dans le strict respect de la souveraineté du Bénin et des prérogatives de ses autorités.
Au-delà de l’appui technique, l’honorable Joël T. S. GODONOU insiste également sur la nécessité de valoriser les compétences béninoises. Le transfert de connaissances et le renforcement des capacités des juristes et cadres nationaux apparaissent comme des conditions essentielles pour bâtir une expertise durable et réduire progressivement la dépendance à l’assistance extérieure.
Une coopération utile, au bénéfice du Bénin
À travers cette position, le parlementaire défend une approche pragmatique de la coopération africaine : tirer profit des mécanismes continentaux disponibles tout en consolidant les capacités internes de l’État. La ratification de l’Accord instituant la FASJ représente, dans cette perspective, une opportunité de mieux préparer le Bénin aux négociations complexes, de prévenir les contentieux coûteux et de protéger ses intérêts économiques et stratégiques.
Pour Joël T. S. GODONOU, l’enjeu est donc de faire de cet instrument un véritable outil de sécurisation des engagements publics, mais aussi un moyen de promouvoir l’expertise nationale au cœur de la défense des intérêts du Bénin.