Une évolution majeure vient d’être introduite dans le dispositif électoral béninois. Désormais, le président de la République en exercice ainsi que son colistier sont dispensés de l’obligation de parrainage pour briguer un second mandat. Cette innovation découle de la loi complétant et modifiant la Constitution, promulguée le 17 décembre 2025.
En effet, l’article 44 de la nouvelle loi constitutionnelle maintient le principe du parrainage comme condition de recevabilité des candidatures à l’élection présidentielle. Il précise toutefois que cette exigence ne s’applique pas au président en exercice candidat à sa propre succession, ni à son colistier. Pour tous les autres prétendants à la magistrature suprême, le parrainage demeure une obligation légale.
Concrètement, cette disposition signifie que le futur chef de l’État, s’il choisit de solliciter un second mandat lors de l’élection présidentielle de 2033, pourra se présenter sans avoir à recueillir de parrainages. Une dérogation qui marque une différence notable avec le régime électoral en vigueur depuis la présidentielle de 2021.
Introduit à la suite de la révision constitutionnelle de novembre 2019, le système de parrainage imposait jusque-là aux candidats de réunir l’adhésion d’au moins 16 % des élus habilités, soit un minimum de 28 députés et/ou maires. À cette exigence numérique s’ajoutait un critère de représentativité territoriale, les parrains devant être issus d’au moins 15 des 24 circonscriptions électorales législatives.
Avec cette réforme, le cadre juridique de l’élection présidentielle connaît ainsi un nouvel ajustement, tout en maintenant le parrainage comme mécanisme central de filtrage des candidatures, à l’exception du président sortant et de son colistier.
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