Après près de trente années de silence, le champ pétrolier offshore de Sèmè s’apprête à renouer avec l’activité, marquant une étape stratégique dans l’ambition énergétique et économique du Bénin. Cette relance, très attendue, symbolise le retour du pays sur la carte des producteurs de pétrole en Afrique de l’Ouest.
Aux commandes de cette nouvelle phase d’exploitation, Akrake Petroleum, filiale du groupe international Rex International Holding, a engagé depuis août 2025 une vaste campagne de forage en mer. Le programme prévoit la réalisation de trois puits pétroliers, ainsi que la mise en place d’une unité mobile de production offshore (MOPU), couplée à une unité flottante de stockage (FSO), destinées à assurer une exploitation moderne et sécurisée du gisement.
Initialement, les opérateurs tablaient sur un démarrage de la production avant la fin de l’année 2025, avec un volume estimé entre 15 000 et 16 000 barils de pétrole par jour. Toutefois, des difficultés d’ordre technique ont conduit à un report du lancement effectif des opérations, sans qu’un nouveau calendrier officiel n’ait encore été communiqué.
Malgré ce contretemps, les autorités béninoises demeurent confiantes. Le gouvernement a, à plusieurs reprises, réaffirmé sa détermination à faire du Bénin un pays producteur et exportateur de pétrole, en s’appuyant sur le potentiel prouvé du champ de Sèmè-Kraké. Cette relance s’inscrit dans une vision plus large de diversification des ressources nationales et de renforcement de la souveraineté économique.
À terme, l’exploitation du pétrole offshore devrait générer des retombées significatives pour l’économie nationale, tant en termes de recettes publiques que de création d’emplois et de transfert de compétences. Le champ de Sèmè, longtemps laissé en sommeil, apparaît ainsi comme un levier majeur pour accompagner la croissance et soutenir les ambitions de développement du Bénin.
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