Logo L'Emblème du Jour
Quotidien d'informations, d'analyses, d'investigations et de publicités
Rédaction & Publicité
+229 01 98 90 46 40
Assemblée nationale

ADOPTION DU NOUVEAU CODE DE LA ROUTE

L’HE HERVÉ HEHOMEY PLAIDE POUR UNE APPLICATION RIGOUREUSE DU NOUVEAU CODE DE LA ROUTE

ADOPTION DU NOUVEAU CODE DE LA ROUTE : L’HE HERVÉ HEHOMEY PLAIDE POUR UNE APPLICATION RIGOUREUSE DU NOUVEAU CODE DE LA ROUTE
Modernisation du cadre juridique, réduction de 50 % des accidents à l’horizon 2030, formation des acteurs et moyens adéquats pour les contrôles : le député Hervé Hehomey a défendu avec conviction l’adoption d’un Code de la route adapté aux réalités actuelles du Bénin. Il appelle le gouvernement à prendre rapidement les textes d’application et à garantir les moyens nécessaires pour sauver des vies. Le Bénin franchit une étape majeure dans la modernisation de sa législation routière. Réunis en séance plénière ce lundi 26 octobre 2026, au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, les députés de la 10ᵉ législature ont procédé au vote de la loi portant Code de la route. À l’occasion des débats, l’honorable Hervé Hehomey s’est illustré par une intervention structurée, mettant en évidence les enjeux de cette réforme et les conditions indispensables à son efficacité. Pour le parlementaire, l’adoption de ce texte marque une rupture nécessaire avec un cadre réglementaire hérité de l’époque coloniale. Après environ 70 ans d’application de l’arrêté général de 1956, la modernisation des règles de circulation apparaît comme une exigence incontournable face à l’évolution des infrastructures routières, à l’augmentation du parc automobile et à l’intensification des déplacements. Un cadre juridique à la hauteur des ambitions du Bénin Dans son intervention, Hervé Hehomey a d’abord salué les efforts du gouvernement ayant conduit à l’aboutissement de ce projet de loi, dont les premières moutures remontent à plus de cinq ans. L’élu a notamment rappelé les progrès réalisés par le Bénin en matière d’infrastructures, avec plus de 3 000 kilomètres de routes asphaltées, auxquels s’ajoutent quelque 18 000 kilomètres de routes en terre et de pistes rurales, selon les chiffres avancés dans son intervention. Cette évolution, combinée à la croissance continue du nombre de véhicules et à la présence importante de poids lourds, rend indispensable un dispositif juridique plus adapté aux réalités actuelles. Pour le député, l’enjeu ne consiste plus seulement à construire de bonnes routes, mais à garantir des conditions de circulation qui préservent effectivement la vie humaine. « Une route sûre est une route qui ne tue pas », a-t-il souligné en substance, insistant sur la nécessité de réduire considérablement la fréquence et la gravité des accidents. Réduire de 50 % les accidents à l’horizon 2030 Au-delà de la modernisation législative, Hervé Hehomey inscrit cette réforme dans une ambition nationale de sécurité routière. Il a rappelé l’objectif de réduction de 50 % du taux d’accidents à l’horizon 2030, présenté au cours des débats. Selon lui, la vocation du Bénin à devenir une plateforme logistique de référence et une destination touristique attractive exige des infrastructures non seulement performantes, mais également sûres pour l’ensemble des usagers. Le député a ainsi rappelé que la sécurité routière dépasse le seul cadre des infractions à la circulation. Elle mobilise plusieurs secteurs, notamment la justice, la santé, les transports, les assurances et les forces de sécurité publique. S’appuyant sur l’article 15 de la Constitution, qui consacre notamment le droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de la personne, il a souligné la responsabilité de l’État dans la protection des citoyens et des biens. Des décrets d’application attendus sans délai Si Hervé Hehomey soutient le vote du nouveau Code de la route, il prévient toutefois qu’une loi, aussi ambitieuse soit-elle, ne peut produire ses effets sans une mise en œuvre effective. C’est pourquoi il a lancé un appel pressant au gouvernement pour que les décrets et arrêtés nécessaires à l’application des nouvelles dispositions soient pris dans les meilleurs délais. Pour le parlementaire, cette diligence est essentielle afin d’éviter que les innovations introduites par le texte ne restent théoriques. Les mesures réglementaires doivent permettre aux administrations et aux services compétents de disposer rapidement des instruments nécessaires à l’exécution de la loi. Formation, sensibilisation et équipements : les autres urgences L’autre axe majeur de son plaidoyer concerne le renforcement des capacités des acteurs de la chaîne de sécurité routière. Hervé Hehomey estime indispensable d’organiser la formation et le recyclage des agents du Centre national de sécurité routière (CNSR), de l’Agence nationale des transports terrestres (ANaTT), des moniteurs d’auto-écoles ainsi que des forces de sécurité publique. À cela doit s’ajouter une vaste campagne de vulgarisation des nouvelles dispositions auprès des usagers. Les piétons, les motocyclistes, les passagers des transports en commun et les autres usagers vulnérables doivent être informés de leurs droits, de leurs obligations et des nouvelles exigences du Code. Le député a également insisté sur la nécessité de doter les services chargés du contrôle de matériels et d’équipements appropriés. Sans des moyens opérationnels suffisants, a-t-il averti, l’application effective des nouvelles règles risque d’être compromise. Un financement durable pour sauver des vies Enfin, Hervé Hehomey a mis l’accent sur la question du financement. Puisque la majorité des accidents sont, selon lui, prévisibles et évitables, les pouvoirs publics doivent garantir la continuité des actions de prévention, de sensibilisation, de contrôle et de répression. Il appelle ainsi à la mise en place de mécanismes financiers pérennes, capables de soutenir durablement la politique nationale de sécurité routière. À travers ce plaidoyer, l’honorable Hervé Hehomey défend une approche globale : moderniser la loi, former les acteurs, informer les citoyens, renforcer les moyens de contrôle et assurer un financement régulier des actions engagées. Pour lui, le véritable succès du nouveau Code de la route ne se mesurera pas uniquement à son adoption par les députés, mais surtout à sa capacité à réduire les accidents, à protéger les usagers et à sauver durablement des vies humaines.
#Nation #EmblemeDuJour #Benin #Hehomey #Sécurit #Route #Application #Accidents
Annonces & Publicités
Voir les détails
Voir les détails
Annonce Publicitaire
Voir les détails

Dans la même catégorie

CODE DE LA ROUTE AU BÉNIN : ARMAND GANSÈ MET LES COMPAGNIES D’ASSURANCE SOUS PRESSION ET RÉCLAME L’INDEMNISATION DES VICTIMES EN 72 HEURES
NOUVEAU CODE DE LA ROUTE AU BÉNIN : GEORGES ALE, ARIEL SACRAMENTO, ORDEN ALLADATIN ET LES AUTRES ACTEURS DÉVOILENT LES GRANDES INNOVATIONS DU CODE DE LA ROUTE
ASSEMBLÉE NATIONALE – 10ᵉ LÉGISLATURE : DJOGBÉNOU FAIT ADOPTER SON DEUXIÈME RAPPORT D’ACTIVITÉ ET UN NOUVEAU CODE DE LA ROUTE
RÉFORME DU CODE DE LA ROUTE AU BÉNIN : DJOGBÉNOU ET LES DÉPUTÉS ENGAGÉS POUR SAUVER DES VIES : BIENTÔT LA FIN DES MOTOS SANS PERMIS DE CONDUIRE ?

Publiée le vue(s)

Partager cet article