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7 novembre : Célébrons la plume africaine

L’écrivain africain, gardien de la mémoire et de l’espoir

L’écrivain africain, gardien de la mémoire et de l’espoir

Chaque 7 novembre, l’Afrique et le monde rendent hommage à ceux qui, par leurs mots, racontent le continent, défendent sa dignité et bâtissent son avenir. Instituée en 1991 par l’Association des écrivains africains, la Journée internationale de l’écrivain africain est un acte de reconnaissance, de transmission et d’espérance pour une littérature toujours vivante.

Depuis plus de trois décennies, la Journée internationale de l’écrivain africain, célébrée le 7 novembre, met en lumière le rôle essentiel des auteurs africains dans la construction de la pensée et de l’identité du continent.

Créée à Bamako en 1991 lors du 25e anniversaire de l’Association des écrivains africains (AEA), cette journée s’impose comme un moment de réflexion, de valorisation et de plaidoyer pour la liberté d’écrire et de créer.

Une initiative pour la reconnaissance des plumes africaines

L’objectif de cette journée est clair : rendre hommage aux écrivains africains et promouvoir la diversité littéraire du continent. Les écrivains africains — qu’ils écrivent en langues africaines, en français, en anglais, en arabe ou en portugais — sont les porteurs de la mémoire collective et des valeurs culturelles africaines. Ils sont aussi des témoins lucides des réalités politiques, sociales et économiques de leurs peuples.

L’AEA et ses partenaires, dont l’UNESCO, rappellent chaque année l’urgence de soutenir les maisons d’édition locales, de renforcer la lecture dans les écoles et bibliothèques, et de défendre la liberté d’expression, souvent menacée dans plusieurs pays.

Une littérature riche, diverse et engagée

Depuis les indépendances, la littérature africaine s’est imposée comme une force de contestation et de création. À travers le roman, la poésie, le théâtre ou l’essai, des figures majeures comme Chinua Achebe, Wole Soyinka, Mariama Bâ, Ngũgĩ wa Thiong’o, Ahmadou Kourouma, Mongo Beti, Fatou Diome, Léonora Miano, Alain Mabanckou, Scholastique Mukasonga ou encore Tsitsi Dangarembga ont donné une voix à l’Afrique et ouvert de nouveaux horizons littéraires.

Aujourd’hui, une nouvelle génération d’auteurs, ancrée dans le réel et connectée au monde numérique, renouvelle le regard sur le continent. Leurs œuvres explorent des thèmes contemporains : migrations, écologie, jeunesse, identité ou féminisme, tout en réinventant les codes du récit africain.

Un combat toujours d’actualité

La célébration du 7 novembre met aussi en lumière les défis persistants du secteur du livre en Afrique :

- faiblesse de l’édition locale,

- accès limité à la lecture,

- censure ou autocensure,

- sous-représentation dans les grands circuits éditoriaux mondiaux.

Mais l’écrivain africain continue de résister, d’innover et de témoigner. Avec l’essor du numérique, blogs, podcasts et plateformes d’autoédition ouvrent de nouveaux espaces d’expression et de diffusion, rapprochant les auteurs de leurs lecteurs.

Un acte de transmission et d’espérance

Au-delà de la célébration, la Journée internationale de l’écrivain africain se veut un appel à la responsabilité collective : celle de protéger la parole, d’encourager la lecture et de valoriser les créateurs du continent. Car, comme le rappelle Youssouf AVOCEGAMOU, « l’écrivain africain est à la fois mémoire du passé, conscience du présent et éclaireur de l’avenir ».

Le 7 novembre n’est pas qu’une date sur le calendrier culturel : c’est une invitation à lire l’Afrique, à la comprendre et à la transmettre. C’est aussi un hommage vibrant à toutes celles et ceux qui, par la force des mots, construisent chaque jour une Afrique pensante, libre et inspirante.

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