Face à la recrudescence des surcharges et à la circulation persistante de camions hors gabarit, les autorités béninoises ont décidé de passer à une phase plus rigoureuse de contrôle et de sanction. À travers un communiqué conjoint, les ministres chargés du Cadre de vie et de la Sécurité publique, José Tonato et Alassane Seidou, ont réaffirmé la tolérance zéro désormais appliquée contre ces pratiques jugées dangereuses pour les usagers et les infrastructures routières.
Une interdiction clairement rappelée
Le gouvernement insiste sur le caractère strictement interdit du transport de charges excédant les normes autorisées ainsi que de la circulation des véhicules hors gabarit sur toute l’étendue du territoire national. Cette décision vise avant tout à renforcer la sécurité routière, à préserver les ouvrages publics et à garantir une meilleure fluidité du trafic.
Selon les autorités, les dégradations prématurées des routes et plusieurs accidents graves enregistrés ces dernières années trouvent leur origine dans le non-respect des règles de chargement des poids lourds.
Des sanctions renforcées contre les contrevenants
Les transporteurs et conducteurs pris en infraction s’exposent désormais à des mesures dissuasives. Des amendes comprises entre 50 000 et 200 000 francs CFA pourront être appliquées selon la gravité des faits constatés. Les véhicules concernés seront systématiquement immobilisés et placés en fourrière jusqu’à leur mise en conformité.
En cas de récidive, des poursuites judiciaires pourront également être engagées contre les propriétaires ou exploitants des engins incriminés.
Après la sensibilisation, place à la répression
Entre juillet et octobre 2025, plusieurs campagnes de sensibilisation avaient été organisées sur les principaux axes routiers du pays par l’Agence nationale des Transports terrestres, en collaboration avec le Centre national de Sécurité routière et la Police républicaine.
Malgré ces actions pédagogiques destinées aux transporteurs et conducteurs, les autorités constatent une reprise progressive des mauvaises pratiques. Le gouvernement a donc opté pour une phase répressive afin de mettre définitivement un terme au phénomène.
La Police républicaine en première ligne
Désormais, les forces de sécurité sont pleinement mandatées pour intensifier les contrôles sur les corridors routiers, aux postes de péage et aux points stratégiques. Des équipements modernes de pesage et de vérification permettront d’identifier rapidement les véhicules en infraction.
L’objectif affiché est clair : assurer le respect strict de la réglementation et restaurer l’ordre sur les routes nationales.
Vers une amélioration attendue de la sécurité routière
Les autorités espèrent que cette offensive contribuera à réduire significativement les accidents de circulation souvent liés aux excès de chargement et aux dimensions non conformes des camions. En limitant ces pratiques, le gouvernement entend non seulement protéger les infrastructures publiques, mais aussi sauver des vies et renforcer la sécurité des usagers.
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