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France / Tensions sociales

Grèves massives contre le plan d’austérité

Grèves massives contre le plan d’austérité

Des dizaines de milliers de Français ont battu le pavé pour dénoncer le plan d’économies de 44 milliards d’euros du gouvernement. Malgré un dispositif policier record, syndicats et manifestants affichent leur détermination.

La France a été, une nouvelle fois, le théâtre d’une vaste mobilisation sociale. À l’appel des principaux syndicats, grèves et manifestations ont rythmé la journée, illustrant le rejet du plan d’économies présenté par l’exécutif.

Selon le ministère de l’Intérieur, 253 actions ont été recensées dans le pays, rassemblant environ 76 500 manifestants à la mi-journée. Un chiffre qui pourrait approcher les 900 000 participants d’ici la fin de la journée, un niveau comparable aux grandes mobilisations contre la réforme des retraites en 2023.

À Paris, le cortège intersyndical est parti de la Bastille pour rejoindre la place de la Nation. Si l’essentiel des défilés s’est déroulé dans le calme, des heurts ont éclaté à Nantes et à Lyon. Plusieurs blocages de lycées, universités et dépôts de bus ont également été signalés à Montpellier, Toulon et en région parisienne.

Dans les transports, l’Île-de-France a été particulièrement touchée. La RATP a néanmoins constaté une circulation légèrement meilleure que prévu sur certaines lignes, bien que le métro parisien ait tourné au ralenti, hors lignes automatiques.

La contestation cible directement le plan d’économies de 44 milliards d’euros, conçu par l’ancien Premier ministre François Bayrou. Le programme prévoit des coupes dans les services publics, une réforme de l’assurance chômage et un gel des prestations sociales. Soutenu par une coalition de centre droit et de droite, il avait conduit au renversement du gouvernement le 8 septembre.

Face à la colère sociale, le ministère de l’Intérieur a déployé 80 000 policiers et gendarmes, soit un dispositif inédit. Une stratégie vivement critiquée par la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, qui y voit « une provocation inutile » : « C’est mettre de l’huile sur le feu », a-t-elle dénoncé. Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, a quant à elle parlé d’« avertissement clair » envoyé au nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu.

Malgré la démonstration de force des autorités, les syndicats se disent prêts à maintenir la pression, estimant que la bataille contre l’austérité ne fait que commencer.

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