Chaque 5 novembre, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de sensibilisation aux tsunamis. En 2025, le thème « Tsunami Ready » met l’accent sur la nécessité de bâtir des communautés résilientes et prêtes à réagir efficacement en cas d’alerte. Objectif : transformer la conscience du risque en actions concrètes de prévention et de sauvetage.
Unis pour la résilience
La Journée mondiale de sensibilisation aux tsunamis 2025 appelle gouvernements, scientifiques, autorités locales et citoyens à unir leurs efforts pour réduire les risques côtiers. En lien avec la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe, la campagne met en avant le mot d’ordre : « Financer notre avenir ». Elle encourage les investissements intelligents dans la résilience et la responsabilité collective pour des côtes plus sûres.
#GetToHighGround : gagner les hauteurs
Lancée en 2022 par le Bureau des Nations Unies pour la prévention des catastrophes (UNDRR), la campagne #GetToHighGround invite les populations à s’exercer régulièrement aux évacuations. Marches, courses et simulations permettent aux citoyens d’apprendre à réagir vite en cas d’alerte. Ces exercices inclusifs renforcent la culture du risque et sauvent des vies.
Les tsunamis ne sont pas inévitables dans leurs conséquences : une alerte précoce et une action rapide peuvent tout changer. Les systèmes d’alerte doivent être accessibles à tous, multirisques et soutenus par une population formée à réagir sans panique.
Leçons de l’histoire
Les tsunamis, rares mais redoutables, ont marqué la mémoire collective. Celui de décembre 2004 dans l’océan Indien a coûté la vie à plus de 230 000 personnes. Cette tragédie a conduit à l’adoption du Cadre d’action de Hyogo (2005-2015) et à la création du Système d’alerte aux tsunamis de l’océan Indien (SATOI).
Dix ans plus tard, le Cadre de Sendai (2015-2030) a pris le relais, insistant sur une meilleure compréhension des facteurs de risque : urbanisation anarchique, mauvaise gestion des sols, pression touristique ou défaillances institutionnelles.
Une histoire de courage
La date du 5 novembre rend hommage à une légende japonaise : celle de « Inamura-no-hi », le paysan qui, en 1854, mit le feu à ses récoltes pour alerter son village de l’arrivée d’un tsunami. Son sacrifice permit de sauver des vies et de reconstruire durablement la communauté. C’est ce geste héroïque qui a inspiré la Journée mondiale.
Comprendre le phénomène
Le mot tsunami vient du japonais : tsu (port) et nami (vague). Il s’agit d’une série de vagues géantes causées par des secousses sous-marines séismes, éruptions volcaniques ou glissements de terrain. Ces vagues, parfois invisibles au départ, peuvent frapper les côtes avec une force dévastatrice pendant plusieurs heures. Un séisme d’une magnitude supérieure à 6,5 et d’une profondeur inférieure à 70 km sous la surface est souvent à l’origine de ces mouvements.
Des catastrophes comme celle du Krakatoa en 1883, en Indonésie, rappellent l’ampleur des dégâts possibles : plus de 36 000 morts. Si aucun tsunami provoqué par une météorite n’a encore été observé, les scientifiques estiment qu’un tel impact serait dévastateur.
Investir pour sauver des vies
L’éducation, les systèmes d’alerte précoces et les exercices réguliers demeurent les meilleurs remparts contre les tsunamis. Les Nations Unies plaident pour un financement durable de la prévention et pour la coopération transfrontalière dans la gestion des alertes.
Grâce aux cartes d’évacuation, aux protocoles partagés et à l’usage des nouvelles technologies, il est possible de réduire la mortalité, de protéger les populations côtières et de préserver les acquis du développement.
Un jeu pour apprendre à se protéger
Dans le cadre des activités de sensibilisation, un jeu éducatif en ligne apprend aux enfants à construire des villes plus sûres. En jouant, ils découvrent comment les matériaux, la localisation des habitations et les plans d’évacuation peuvent faire la différence entre la vie et la mort.
Un message universel
Le 5 novembre, chacun est invité à participer à la campagne mondiale #GetToHighGround. Des marches symboliques, conférences, ateliers et partages d’expériences auront lieu dans plusieurs pays. Car comprendre le risque, c’est déjà commencer à s’en protéger.
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