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FORMATION TECHNIQUE ET PROFESSIONNELLE

Dix nouvelles filières agricoles pour former les talents de demain au Bénin

Dix nouvelles filières agricoles pour former les talents de demain au Bénin

À la rentrée 2026-2027, les Lycées Techniques Agricoles élargissent leur offre de formation avec des métiers orientés vers l’élevage, l’aquaculture, les productions végétales et les filières industrielles. Une réforme qui entend rapprocher davantage la formation des besoins de l’économie nationale.

Le secteur agricole béninois s’apprête à franchir un nouveau cap dans la formation des jeunes. Pour l’année scolaire 2026-2027, le Gouvernement introduit de nouvelles offres de formation au sein des Lycées Techniques Agricoles (LTA), avec dix filières qualifiantes sanctionnées par le Diplôme de Technicien aux Métiers (DTM). 

Cette nouvelle orientation traduit la volonté de développer des compétences directement mobilisables dans les chaînes de valeur agricoles et de répondre aux enjeux d’employabilité, de sécurité alimentaire et de transformation des productions locales.

L’élevage et l’aquaculture au cœur de la réforme

Une première série de formations cible la modernisation des activités d’élevage. Les futurs apprenants pourront notamment se former à l’aviculture, la cuniculture et aux élevages non conventionnels, avec un accent mis sur la conduite professionnelle des exploitations et la valorisation des produits.

L’offre s’étend également à l’élevage des bovins et des petits ruminants, destiné à renforcer les compétences dans la production de viande et de lait ainsi que dans la transformation des produits dérivés.

La filière consacrée à l’élevage porcin permettra, pour sa part, d’acquérir des compétences en alimentation, reproduction et gestion des unités d’élevage.

Autre secteur stratégique : la pisciculture et l’aquaculture. Cette formation prépare les jeunes à la gestion des écloseries et des fermes piscicoles, dans un contexte où le développement des productions aquatiques constitue un levier important pour l’alimentation et l’économie.

Des formations tournées vers la production végétale

Le nouveau dispositif ne se limite pas aux productions animales. Il accorde également une place importante aux cultures et à l’horticulture.

La filière horticulture vivrière et ornementale doit permettre de former des techniciens capables d’intervenir dans le maraîchage, les pépinières et l’aménagement des espaces verts.

La production céréalière et légumineuse cible notamment des spéculations comme le maïs, le riz, le soja et le niébé. L’objectif est de renforcer les compétences techniques autour de productions essentielles à la consommation nationale et aux chaînes de valeur agricoles.

À cela s’ajoute la production de racines et tubercules, avec un intérêt particulier pour le manioc, l’igname et la patate douce, trois produits importants pour la sécurité alimentaire.

Des compétences au service de l’agriculture industrielle

La réforme entend également rapprocher la formation agricole des opportunités offertes par les filières industrielles. Une formation est notamment consacrée aux plantes à fibres, avec le coton et d’autres fibres naturelles. Elle prépare aux techniques de production, de récolte, de traitement et de valorisation des matières premières destinées notamment aux chaînes de valeur textiles.

Cette diversification des formations marque ainsi une évolution du modèle des Lycées Techniques Agricoles. Il ne s’agit plus seulement de former des producteurs, mais aussi de préparer des techniciens capables d’accompagner la modernisation, la transformation et la professionnalisation des différents maillons des chaînes de valeur.

Former pour produire, transformer et entreprendre

À travers ces nouvelles filières, l’ambition affichée est de donner aux jeunes des compétences pratiques susceptibles de faciliter leur insertion professionnelle et leur accès à l’auto-emploi.

Cette orientation s’inscrit dans la dynamique de modernisation des Lycées Techniques Agricoles engagée par l’État. La formation agricole est appelée à mieux répondre aux besoins du marché et à accompagner la transformation du secteur, notamment à travers des enseignements davantage connectés aux réalités des exploitations et des entreprises.

Pour la rentrée 2026-2027, les jeunes intéressés par les métiers de l’agriculture disposent donc d’un éventail élargi de possibilités. Élevage, aquaculture, horticulture, céréales, légumineuses, racines et tubercules ou encore plantes à fibres : l’agriculture béninoise veut désormais compter sur une nouvelle génération de techniciens formés aux exigences des métiers d’avenir.

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