À la veille du renouvellement des équipes communales, des voix s’élèvent contre une supposée réforme visant à récupérer ou réformer les véhicules de service dans certaines mairies. Une mesure jugée suspecte et perçue comme une volonté d’affaiblir les futures autorités locales.
À quelques mois de la fin de leur mandat, certains élus locaux font face à de vives critiques autour d’un projet qualifié d’« abusif » par plusieurs observateurs. En effet, des informations font état d’une volonté de réformer ou de retirer les véhicules de service mis à disposition des communes. Une décision qui suscite la colère de nombreux citoyens et agents municipaux.
Selon plusieurs sources, cette mesure viserait à priver les futures autorités communales de moyens logistiques essentiels à leur travail, notamment dans des localités où les parcs automobiles municipaux sont déjà en état de dégradation avancée. « Les communes n’ont même pas de réserve de véhicules, et voilà qu’on parle de réforme. C’est une manière déguisée de fragiliser la relève », dénonce un responsable local sous anonymat.
De plus, même si les véhicules atteignent les cinq ans réglementaires d’utilisation, tant qu’il n’existe pas de véhicules de remplacement, il n’est pas justifié de les réformer, insistent plusieurs techniciens municipaux. Il faut d’abord acquérir de nouveaux véhicules avant de penser à une réforme. Si les véhicules actuels sont réformés sans alternative, les nouveaux maires, leurs adjoints et les différents chefs d’arrondissement ne disposeront pas de moyens roulants pour assurer la continuité du service public.
Réformer dans un tel contexte reviendrait à paralyser le fonctionnement des communes, déjà confrontées à un manque criant de ressources matérielles. Pour les populations, cette situation est inacceptable. Elles y voient une manœuvre politique destinée à limiter les marges d’action des nouvelles autorités municipales issues des prochaines élections. « Nous devons crier au secours avant qu’il ne soit trop tard », alerte un citoyen rencontré devant une mairie.
Dans un contexte où la gouvernance locale devrait rimer avec continuité et efficacité, cette affaire remet au goût du jour la question de la gestion responsable des biens publics à la veille des alternances politiques. Les populations appellent les autorités de tutelle à intervenir rapidement pour éviter que les communes ne se retrouvent démunies face à leurs obligations de service public.
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