Au moment où les communes amorcent une nouvelle phase de gestion administrative et territoriale, la question des moyens roulants accordés aux autorités locales suscite débats et incompréhensions. Si les maires bénéficient officiellement de véhicules de fonction, leurs adjoints et les chefs d’arrondissement restent sans dotation, malgré leurs responsabilités opérationnelles au quotidien.
Une dotation réservée aux seuls maires
Dans le cadre de la gestion du parc automobile des communes au Bénin, les dispositions actuelles privilégient essentiellement les maires. Ces derniers sont les seuls élus communaux officiellement bénéficiaires de véhicules administratifs destinés à faciliter leurs déplacements et l’exercice de leurs missions régaliennes.
Selon les informations disponibles, les véhicules actuellement en circulation sont attribués aux maires sortants, conformément aux mécanismes de gestion en vigueur dans plusieurs collectivités territoriales. Une situation qui s’explique par la continuité administrative et la nécessité d’éviter une rupture dans la gestion communale.
Adjoints et chefs d’arrondissement en difficulté
Toutefois, cette organisation suscite des interrogations au sein des conseils communaux. Les adjoints au maire ainsi que les chefs d’arrondissement, pourtant fortement impliqués dans la gestion quotidienne des territoires, ne disposent d’aucun moyen roulant institutionnel.
Sur le terrain, ces responsables sont pourtant sollicités pour des missions de médiation sociale, de suivi des projets communautaires, de supervision administrative ou encore de gestion des urgences locales. L’absence de véhicules constitue alors un frein à leur efficacité, notamment dans les communes à forte étendue territoriale ou aux infrastructures routières difficiles.
De nouvelles dotations annoncées
Des sources proches de l’administration territoriale indiquent néanmoins que les nouveaux maires devraient progressivement être dotés de moyens roulants adaptés à leurs fonctions. Cette perspective vise à renforcer les capacités opérationnelles des exécutifs communaux nouvellement installés.
Reste désormais la question de l’équité logistique au sein des équipes municipales. Plusieurs observateurs estiment qu’une réflexion globale sur la mobilité des autorités locales pourrait contribuer à améliorer la gouvernance de proximité et la rapidité d’intervention dans les arrondissements.
Dans un contexte marqué par l’exigence croissante de résultats au niveau communal, la modernisation des moyens de travail des élus locaux apparaît plus que jamais comme un enjeu majeur du développement territorial.
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