DÉSIGNATION DES CHEFS DE VILLAGE ET DE QUARTIER DE VILLE
UP-R : JOSEPH DJOGBÉNOU IMPOSE UN QUOTA DE FEMMES DANS LES DÉSIGNATIONS
Le parti exige au moins deux femmes dans les arrondissements ordinaires et intermédiaires, et trois dans les communes à statut particulier
L’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) renforce la place des femmes dans le processus de désignation des chefs de village et de quartier de ville. À travers une nouvelle décision, le président du parti, Joseph Fifamè Djogbénou, instruit les structures concernées de prendre en compte les candidatures féminines pertinentes. Une mesure qui vise à promouvoir davantage la participation des femmes à la gouvernance locale.
La promotion du leadership féminin s’impose désormais comme une exigence dans le processus de désignation des chefs de village et de quartier de ville au sein de l’Union Progressiste le Renouveau. Dans sa décision n°012-26/UP-R, le président du parti fixe des orientations précises pour garantir une meilleure représentation des femmes dans les propositions de désignation.
Cette décision s’appuie notamment sur les statuts du parti adoptés le 12 août 2023, ainsi que sur la directive du 10 août 2026 relative à la désignation des chefs de village et de quartier de ville. Elle fait également suite aux délibérations de la Direction exécutive nationale (DEN), réunie en session le 28 septembre 2026.
Des quotas clairement définis
Aux termes de la décision, les comités d’appui à la désignation, les bureaux de section et les membres de la Direction exécutive nationale sont tenus d’intégrer les candidatures féminines pertinentes dans leurs propositions.
Le président de l’UP-R va plus loin en faisant du respect de cette exigence une condition indispensable à la recevabilité des listes. Ainsi, aucune proposition de liste de chefs de village et de quartier de ville dans un arrondissement ne sera acceptée si elle ne respecte pas les dispositions relatives à la prise en compte des femmes.
Le texte fixe également des seuils minimaux selon le statut des arrondissements. Dans les arrondissements intermédiaires et ordinaires, le parti devra désigner au moins deux femmes. Dans les arrondissements des communes à statut particulier, ce nombre est porté à trois femmes au minimum.
Un signal en faveur de la participation des femmes
Par cette décision, Joseph Fifamè Djogbénou donne une orientation claire aux responsables et aux structures du parti engagés dans le processus de désignation. Au-delà des prescriptions internes, cette mesure traduit une volonté de renforcer la présence des femmes dans les instances de proximité et de leur permettre de contribuer davantage à la gestion des affaires locales.
Elle place également les structures de base face à une responsabilité précise : identifier des candidatures féminines pertinentes et veiller à leur intégration effective dans les listes proposées.
Entrée en vigueur dès sa signature, la décision devra être appliquée par toutes les structures concernées. Son respect constituera ainsi un élément déterminant dans la validation des propositions de désignation au sein de l’UP-R.
En renforçant cette exigence, le parti entend faire de la représentation féminine un critère incontournable de son processus interne de désignation des responsables locaux.