Malgré des lois claires et des rappels répétés, la pollution sonore s’impose à nouveau dans les villes du Bénin. Entre commerces bruyants, publicités tapageuses et musique à plein volume, le vivre-ensemble est mis à mal et la quiétude des citoyens sérieusement compromise.
Alors que le Bénin s’engage dans de grandes réformes pour améliorer l’image et la qualité de vie de ses cités, un mal persistant continue de miner le quotidien : la pollution sonore. Dans plusieurs agglomérations, les décibels s’accumulent, transformant les rues en espaces où règne un vacarme constant.
Boutiques, bars et autres commerces installent des sonorisations à volume maximal, ignorant les textes en vigueur. Certains commerçants vont jusqu’à troubler le sommeil des riverains en diffusant, jusque tard dans la nuit, de la musique assourdissante ou des messages publicitaires. Résultat : l’équilibre social et la tranquillité publique sont mis à rude épreuve.
Pourtant, la réglementation est claire et les avertissements des autorités n’ont pas manqué. Mais sur le terrain, le respect des normes reste quasi inexistant. La tolérance face à cette « pagaille organisée » inquiète, car les conséquences sanitaires et sociales de ce fléau sont bien réelles : stress, fatigue chronique, conflits de voisinage, et détérioration du cadre de vie.
Il est donc urgent que les pouvoirs publics, et en particulier la Police Républicaine, réaffirment leur autorité. Le respect de la loi n’est pas une option mais une nécessité, si l’on veut que nos villes deviennent de véritables vitrines de modernité, où le bien-être des populations prime sur le vacarme.
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