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Espaces publics et discipline citoyenne

Tonato a-t-il baissé la garde ?

Tonato a-t-il baissé la garde ?

La reprise des manifestations dans les espaces publics et la prolifération de fêtes improvisées interpellent l’opinion. Alors que les grandes villes du Grand Nokoué respirent mieux grâce aux opérations de déguerpissement, certains s’interrogent : pourquoi la police républicaine ne met-elle pas la même énergie à préserver ces acquis face à l’occupation festive et anarchique ?

Depuis quelques semaines, les espaces publics connaissent une animation qui rappelle les années avant la grande réforme de l’assainissement urbain. Fêtes improvisées, installations éphémères, sonorisation bruyante et occupations diverses semblent se multiplier sans véritable encadrement. Une situation qui alimente le débat et fait naître une question : le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Didier Tonato, a-t-il relâché la vigilance ?

Pourtant, les opérations de déguerpissement et de libération des emprises publiques, menées sous la houlette du gouvernement et de la Police républicaine, ont profondément transformé l’image des grandes villes du Grand Nokoué. Marchés réorganisés, trottoirs dégagés, carrefours aérés… la différence est visible et saluée par la population.

Mais si ces efforts sont applaudis, il reste à veiller à ce que les espaces libérés ne se transforment pas en zones de désordre festif. Des citoyens appellent d’ailleurs à une action ferme et préventive : que la Police républicaine intègre la gestion des occupations festives et des animations publiques dans ses missions, au même titre que le déguerpissement.

L’enjeu est double : préserver la beauté retrouvée des grandes villes et instaurer une culture citoyenne qui respecte les règles de l’espace public. L’autorité de l’État en dépend, tout comme la qualité du cadre de vie que le gouvernement dit vouloir offrir aux Béninois.

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