La longévité de certains ministres traduit la stabilité et l’efficacité recherchées par le Chef de l’État.
Depuis son arrivée au pouvoir le 6 avril 2016, Patrice Talon a instauré un mode de gouvernance marqué par la rigueur et la fidélité. Sur les différents remaniements opérés au fil des années, huit ministres demeurent en poste, incarnant la continuité et la constance dans l’action publique.
Dès la formation de son premier gouvernement, le 7 avril 2016, Talon confiait des portefeuilles stratégiques à des personnalités clés : Pascal Irénée Koupaki comme ministre d’État, Secrétaire général à la présidence, et Abdoulaye Bio Tchané au Plan et au Développement. Huit ans plus tard, eux et six autres figures demeurent toujours membres du cercle rapproché.
Les huit piliers de la continuité
Les ministres indéboulonnables sont :
- Pascal Irénée Koupaki, ministre d’État, Secrétaire général à la Présidence ;
- Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale ;
- Romuald Wadagni, ministre de l’Économie et des Finances ;
- Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique de 2016 à 2021, aujourd’hui président de la CENA ;
- Adidjatou Mathys, ministre de la Fonction publique et des Affaires sociales ;
- Alassane Séidou, passé de la Santé à l’Intérieur et à la Sécurité publique ;
- Salimane Karimou, ministre des Enseignements maternel et primaire ;
- José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, récemment cumulant l’Énergie, l’Eau et les Mines.
À cette liste s’ajoutent des personnalités ayant quitté le gouvernement mais demeurant dans la sphère d’influence du Chef de l’État : Joseph Djogbénou, Hervé Hêhomey, Lazare Sèhouéto ou encore Alain Sourou Orounla, aujourd’hui préfet du Littoral.
Des défections rares mais marquantes
Si la constance domine, deux départs ont particulièrement marqué l’opinion : la démission de Candide Azannaï en mars 2017, en plein débat sur la réforme constitutionnelle, et celle contrainte de Oswald Homéky en octobre 2023. Ces épisodes, exceptionnels dans un système peu habitué aux démissions, avaient suscité de vifs débats.
La gouvernance par la stabilité
La machine étatique fonctionne sans heurts, malgré des ajustements : élargissement de portefeuilles, nominations de nouveaux cadres, ou encore cumuls de ministères. Depuis avril 2025, Véronique Tognifodé cumule les Affaires sociales et la Microfinance avec l’Enseignement secondaire, technique et la formation professionnelle.
L’actuel Secrétaire général du Gouvernement, Édouard Ouin-Ouro, en poste depuis avril 2016, symbolise également cette stabilité.
Le style Talon : rigueur et résultats
En maintenant des collaborateurs de confiance, Patrice Talon imprime une marque de gouvernance où l’efficacité prime sur le renouvellement systématique. Pour lui, gérer l’État exige loyauté, constance et discipline. Les résultats engrangés dans plusieurs secteurs traduisent cette stratégie de longévité et de rigueur sans concession.
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