À Porto-Novo, les feux tricolores, pourtant installés pour fluidifier la circulation et garantir la sécurité des usagers, sont quotidiennement bafoués. Aux principaux carrefours de la capitale, motocyclistes et automobilistes bravent sans gêne le code de la route, exposant la population à des risques permanents et ternissant l’image d’une ville en pleine mutation.
Les feux tricolores ont été implantés dans la ville de Porto-Novo pour instaurer l’ordre dans la circulation urbaine et prévenir les accidents. Mais sur le terrain, la réalité est tout autre. Chaque jour, un spectacle désolant s’offre aux usagers : des conducteurs qui brûlent les feux rouges, se croisent anarchiquement et imposent la loi du plus pressé, au mépris des règles élémentaires de sécurité.
Cette indiscipline routière est devenue une habitude préoccupante. Motocyclistes comme automobilistes semblent avoir fait le choix de l’incivisme, transformant les carrefours en zones de non-droit. Malgré les campagnes de sensibilisation et les rappels à l’ordre de la Police républicaine, les violations persistent, parfois même sous le regard impuissant des forces de l’ordre.
La cité des Aïnonvis, engagée depuis plusieurs années dans d’importantes réformes visant à restaurer son statut et son prestige de capitale historique, se retrouve ainsi confrontée à un paradoxe inquiétant. Alors que des efforts considérables sont consentis pour moderniser ses infrastructures et améliorer le cadre de vie, certains comportements irresponsables viennent compromettre ces avancées et ternir l’image de la ville.
Des carrefours tristement réputés
Plusieurs carrefours de Porto-Novo sont désormais connus pour ces infractions répétées. Il s’agit notamment des carrefours Saint-Pierre–Saint-Paul, de celui situé à proximité du CEG Davié, de Louho, de Catchi, ainsi que du carrefour AGBOKANNOU à Dowa, dans le 5e arrondissement. À ces points névralgiques, la pagaille est quasi permanente, avec des risques élevés d’accidents graves.
Il est regrettable qu’à une époque où les villes béninoises amorcent une transformation notable, des attitudes aussi indélicates et inciviques continuent d’avoir droit de cité. Le respect du code de la route n’est pas une option, mais une obligation collective, indispensable à la sécurité de tous et au développement harmonieux de la capitale.
Porto-Novo mérite mieux que ce désordre routier chronique. Il appartient à chaque usager de la route, mais aussi aux autorités compétentes, de redoubler d’efforts pour faire respecter la loi et préserver l’image d’une ville tournée vers le progrès.
Soyez le premier à commenter cet article