À l’approche des fêtes de Noël, de nombreux parents d’élèves des écoles primaires privées au Bénin expriment leur malaise face aux charges financières qui accompagnent les célébrations de fin d’année. Entre frais de participation, contributions diverses et cadeaux imposés, la période festive devient pour certains foyers un véritable casse-tête budgétaire.
Si les responsables d’établissements justifient ces initiatives par la volonté d’offrir aux enfants un moment de joie et de partage, tous les parents ne partagent pas cet enthousiasme. Dans un contexte économique marqué par la cherté de la vie, plusieurs estiment que ces dépenses supplémentaires sont difficiles à supporter, surtout lorsqu’elles ne sont pas clairement expliquées à l’avance.
Des accusations de marchandisation de la fête
Chez certains parents, le mécontentement est plus marqué. Ils accusent certaines écoles de transformer la fête de Noël en une occasion de prélèvements excessifs, parfois perçus comme abusifs. Pour protester, quelques familles préfèrent retirer leurs enfants des activités festives, estimant que l’esprit de Noël ne devrait pas être conditionné par des contributions financières obligatoires.
Cette situation alimente une tension croissante entre parents et établissements scolaires et pourrait, à terme, affecter la confiance accordée aux écoles privées ainsi que leur image auprès des communautés éducatives.
Vers des alternatives plus inclusives
Face à ces critiques, plusieurs pistes de solutions sont évoquées afin de préserver l’esprit festif tout en allégeant la pression financière sur les parents. Parmi elles :
L’organisation d’activités à coût réduit ou gratuites, centrées sur des animations internes et éducatives ;
La recherche de partenariats avec des entreprises, ONG ou bienfaiteurs pour soutenir les célébrations ;
Une communication plus claire et transparente, permettant aux parents de comprendre la destination des fonds et de participer aux décisions.
Un équilibre à trouver
Les fêtes de Noël dans les écoles primaires privées du Bénin soulèvent ainsi un véritable débat sur l’équilibre entre célébration, inclusion et responsabilité financière. Trouver des formules plus consensuelles apparaît aujourd’hui indispensable pour préserver à la fois la joie des enfants et la sérénité des parents.
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