Face à l’essor des violences basées sur le genre facilitées par les technologies (VBGFT), une mobilisation collective s’impose. Gouvernements, OSC féministes, acteurs technologiques et organisations humanitaires sont appelés à unir leurs forces pour proposer une protection adaptée aux nouveaux risques numériques.
Une menace en expansion qui exige une riposte collective
Les violences basées sur le genre facilitées par les technologies ne cessent de croître, portées par l’usage massif des réseaux sociaux et des outils numériques. Cyberharcèlement, sextorsion, publication non consentie d’images ou menaces en ligne : les femmes et les filles en sont les premières cibles. Pour y faire face, experts et institutions plaident pour une approche numérique coordonnée, rassemblant tous les acteurs capables d’intervenir, de prévenir et d’offrir une réponse rapide et adaptée.
Construire des alliances pour mieux agir
L’efficacité de la lutte contre les VBGFT passe par une harmonisation des terminologies telles que VBGFT ou VCFFT afin d’unifier les stratégies d’intervention. Autour de cette base commune, plusieurs pôles d’acteurs jouent un rôle déterminant :
Les organisations féministes de la société civile, au cœur des actions de terrain et de la gestion des financements destinés à la protection des victimes.
Les agences onusiennes, à l’image d’ONU Femmes et du FNUAP, qui assurent la coordination internationale, le développement de programmes spécialisés et l’élaboration de normes mondiales.
Les gouvernements, garants du cadre légal, du financement des initiatives et du renforcement des capacités des forces de sécurité face aux cyberinfractions.
Les experts technologiques et humanitaires, qui accompagnent les acteurs de terrain dans l’usage d’outils numériques, l’analyse des risques et la gestion des cas.
Former, prévenir, soutenir : les leviers d’action
Au cœur de cette stratégie globale, plusieurs mesures concrètes émergent :
Des formations renforcées pour les policiers, travailleurs sociaux, humanitaires et autres acteurs confrontés aux cyberviolences.
L’intégration systématique de la sécurité numérique dans les campagnes de prévention et de sensibilisation destinées au grand public.
La création de plateformes de signalement, de services d’enquête spécialisés et de centres dédiés à la lutte contre la cybercriminalité.
La mise en place de dispositifs d’écoute et d’assistance, tels que les numéros verts et les lignes de soutien aux survivantes.
Une responsabilité partagée pour la sécurité des femmes et des filles
Protéger les femmes et les filles dans les espaces numériques nécessite un engagement commun et durable. En faisant de la technologie un allié plutôt qu’un risque, les acteurs publics et privés peuvent contribuer à bâtir un environnement digital plus sûr, plus équitable et plus résilient.
La lutte contre les VBGFT n’est pas seulement une question de droits humains : c’est un impératif pour une société inclusive où chacune peut évoluer en toute sécurité.
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