Au Bénin, la patate douce est bien plus qu’un simple tubercule. Culture vivrière essentielle, elle contribue à la sécurité alimentaire et offre une source précieuse de provitamine A. Pourtant, sa filière reste peu structurée et les rendements nationaux restent faibles, limitant son potentiel économique et nutritionnel.
La patate douce, largement cultivée au Bénin, est une culture vivrière incontournable pour l’alimentation humaine et animale. Elle se distingue par sa richesse en provitamine A, essentielle pour lutter contre la malnutrition infantile. Ses tubercules, ses feuilles et ses pousses offrent une source de nutriments variés, tandis que sa polyvalence en fait une plante adaptée à divers climats tropicaux.
La culture de la patate douce se pratique toute l’année, principalement à partir de boutures plantées sur des buttes ou en poquets. Le cycle de culture s’étend sur 130 à 150 jours, avec un buttage indispensable pour protéger les tubercules et des récoltes réalisées à la main ou à l’aide d’outils sur les grandes surfaces.
Malgré sa diffusion, les rendements au Bénin restent inférieurs à la moyenne mondiale. La filière peine à se structurer, ce qui limite l’accès des producteurs aux financements, à la recherche et aux débouchés pour les produits transformés, tels que la farine ou les chips.
Pour libérer tout le potentiel de la patate douce, un accompagnement institutionnel est nécessaire. La mise en place de mécanismes de financement, le soutien à la transformation et la structuration de la filière permettraient non seulement de renforcer la sécurité alimentaire, mais aussi de diversifier les revenus agricoles et stimuler la croissance économique.
En résumé, la patate douce est une ressource stratégique pour le Bénin, offrant nutrition et revenus aux populations rurales. Une meilleure organisation de sa filière pourrait transformer ce tubercule en véritable moteur de développement local et national.
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