En forte progression depuis 2019, la production de manioc au Bénin s’impose comme un pilier de l’agriculture nationale. Avec une prévision de 5 millions de tonnes en 2025, le pays consolide son rang parmi les grands producteurs africains, malgré les défis liés à la transformation et aux débouchés.
Le manioc continue d’écrire une belle histoire dans les champs béninois. En 2019-2020, la production nationale était évaluée à 4 525 450 tonnes. Cinq ans plus tard, les prévisions annoncent un cap symbolique de 5 millions de tonnes. Une performance qui place le Bénin au rang des producteurs majeurs du continent africain.
Cette dynamique repose sur plusieurs leviers. L’introduction de variétés améliorées à haut rendement a fortement contribué à l’augmentation des productions par hectare. De plus, les producteurs traditionnels comme les jeunes à la recherche d’opportunités élargissent leurs superficies, donnant ainsi un nouvel élan à la filière.
Toutefois, si la production croît, la valorisation reste en retard. Les infrastructures de transformation demeurent limitées et peinent à suivre le rythme. Or, le manioc possède un potentiel énorme : amidon, bioplastiques, farine panifiable, gari et autres produits dérivés peuvent être développés à grande échelle.
Pour tirer le meilleur parti de cette filière stratégique, plusieurs défis restent à relever : améliorer les infrastructures de transport, faciliter l’accès aux équipements modernes, renforcer les formations des producteurs et surtout sécuriser des débouchés stables et rémunérateurs.
Avec ces conditions réunies, le manioc ne serait pas seulement une culture vivrière, mais un véritable moteur de croissance et de prospérité pour le Bénin.
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