À Cotonou et Porto-Novo, les zemidjans représentent le pouls du transport urbain. Ces taxis-motos parcourent sans relâche les rues, transportant des clients du matin jusqu’au soir, parfois même tard dans la nuit. Mais derrière ce service indispensable se cache une réalité difficile : celle de conducteurs exposés aux dangers et souvent privés de conditions de vie décentes.
Nombre d’entre eux passent la nuit sur leurs motos, faute de logements abordables, se mettant ainsi en danger face aux intempéries, aux vols et aux accidents. Cette situation résulte de plusieurs facteurs liés à l’économie, la sécurité et la disponibilité.
Économie et survie quotidienne
Pour beaucoup de zemidjans, dormir sur leur moto est avant tout un choix économique. Louer un logement, même modeste, représente un coût important pour des travailleurs qui passent de longues heures sur la route. En restant sur place, ils économisent pour subvenir aux besoins de leur famille ou pour améliorer leur quotidien.
Protéger leur outil de travail
La moto n’est pas seulement un moyen de transport, c’est aussi le principal outil de leur gagne-pain. Face aux vols fréquents et au vandalisme, rester à proximité de leur véhicule leur permet de le surveiller et de le protéger.
Être disponibles à tout moment
Les zemidjans doivent souvent répondre à des courses à toute heure, très tôt le matin ou tard le soir. Dormir sur leur moto leur assure une disponibilité immédiate, essentielle pour maintenir leur revenu quotidien.
Cependant, ces stratégies ne sont que des solutions temporaires. Le manque de logements décents et accessibles contraint ces travailleurs à accepter des conditions de repos précaires, avec des risques pour leur santé et leur sécurité.
Vers des solutions durables
Il est urgent de réfléchir à des mesures concrètes pour améliorer le quotidien des zemidjans. La création de logements abordables, la mise en place de structures de soutien et des programmes de sécurité routière pourraient transformer leur environnement de travail et leur offrir une vie plus digne.
Autorités publiques et organisations de la société civile ont un rôle crucial à jouer. Une collaboration efficace pourrait permettre aux zemidjans de continuer à servir les villes, tout en travaillant dans des conditions sûres et décentes.
Améliorer leur vie n’est pas seulement une question de justice sociale, c’est aussi un pas vers des villes plus sécurisées et mieux organisées, où le transport public reste fiable pour tous.
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