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À l’approche des fêtes de fin d’année

Les marchés de Porto-Novo sous haute affluence

Les marchés de Porto-Novo sous haute affluence

Produits abondants, qualité incertaine : les consommateurs s’interrogent.

À quelques jours des fêtes de fin d’année, les marchés de Porto-Novo connaissent une animation exceptionnelle. De Ouando à Ahouangbo, en passant par le Grand Marché, l’effervescence commerciale est palpable. Mais derrière l’abondance des produits proposés, des inquiétudes émergent quant à la qualité et à la provenance de certaines denrées, notamment les viandes et les boissons.

Les marchés de Porto-Novo ont pris des allures de ruche bourdonnante. Commerçants et acheteurs s’y croisent en grand nombre, chacun cherchant à préparer dignement les festivités de fin d’année. Des vendeurs venus de plusieurs régions du pays y proposent une diversité de marchandises : volailles vivantes, vêtements, accessoires, produits alimentaires et autres articles prisés en cette période.

Parmi les scènes les plus marquantes, les cages de poulets occupent une place centrale. Les vendeuses, la voix haute et insistante, rivalisent d’ingéniosité pour attirer la clientèle. Plus préoccupant encore, la vente de morceaux de poulet déjà découpés et emballés dans de simples sachets plastiques blancs, dont la quantité et la taille varient selon les moyens du client.

Cette pratique soulève de sérieuses interrogations. Ces viandes, vendues de main en main, sans indication claire sur leur origine ni sur les conditions d’abattage et de conservation, alimentent la méfiance des consommateurs. D’autant plus qu’au Bénin, il n’existe pas encore de boucheries spécialisées dans la découpe et la vente réglementée de viande de poulet. Une question demeure alors : d’où proviennent réellement ces morceaux mis sur le marché ?

La situation interpelle directement les services de contrôle sanitaire et hygiénique, appelés à faire toute la lumière sur ces ventes informelles qui se multiplient à l’approche des fêtes. Dans les étals, le vrai et le faux semblent se côtoyer sans distinction, chacun cherchant à séduire l’acheteur pressé de célébrer.

Au-delà des viandes, des boissons d’origine parfois douteuse circulent également, sans garantie formelle de provenance ni de conformité sanitaire. Un cocktail à risque qui fait planer des menaces sur la santé publique en cette période de forte consommation.

Face à ce tableau, la vigilance des consommateurs est vivement recommandée. Les autorités compétentes, quant à elles, sont invitées à renforcer les contrôles afin d’assurer la qualité et la sécurité des produits vendus sur les marchés. Car si les fêtes sont un moment de réjouissance, elles ne devraient en aucun cas se transformer en source de désagréments sanitaires pour les populations.

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