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Société

ÉTALS SCELLÉS DANS LES MARCHÉS MODERNES DE COTONOU : LES COMMERÇANTS EN DIFFICULTÉ

ÉTALS SCELLÉS DANS LES MARCHÉS MODERNES DE COTONOU : LES COMMERÇANTS EN DIFFICULTÉ

La situation devient préoccupante dans plusieurs marchés modernes de la capitale économique béninoise. À Marché moderne de Wologuèdè et au Marché moderne de Cadjèhoun, de nombreux étals ont récemment été scellés pour défaut de paiement des redevances journalières, plongeant plusieurs commerçants dans une profonde incertitude économique.

Une activité commerciale en perte de vitesse

Face à une fréquentation jugée insuffisante, vendeuses et vendeurs peinent à écouler leurs marchandises. Entre baisse du pouvoir d’achat et concurrence accrue, la clientèle se fait rare, rendant difficile le respect des engagements financiers. Plusieurs commerçants évoquent une chute drastique des recettes quotidiennes, insuffisantes pour couvrir à la fois les charges professionnelles et les besoins familiaux.

« Les clients viennent rarement et les ventes ne suivent plus. Dans ces conditions, payer régulièrement devient compliqué », confie une commerçante rencontrée sur place.

Des redevances jugées lourdes

Dans ces infrastructures modernes, les occupants d’étals doivent verser une redevance fixée à 600 FCFA par jour, soit environ 18 000 FCFA mensuels. Ces frais servent notamment à assurer l’électricité, l’approvisionnement en eau, la sécurité, l’entretien des lieux et les assurances.

Toutefois, les marchands estiment que ce montant ne tient pas suffisamment compte des réalités économiques actuelles. Ils plaident pour une réduction temporaire ou un système de paiement progressif afin d’éviter les fermetures d’activités.

Des doléances pour sauver les activités

Parmi les principales revendications figurent une plus grande souplesse dans le recouvrement des redevances et un dialogue renforcé avec les gestionnaires des marchés. Selon eux, le scellement systématique des étals aggrave davantage la situation.

« Quand ton étal est fermé, tu ne peux plus vendre. Sans vente, comment trouver l’argent pour payer ? », s’interroge une vendeuse, visiblement désemparée.

L’attente d’un compromis avec les autorités

De son côté, l’Agence nationale de gestion des marchés (ANaGeM) a renforcé les mesures disciplinaires afin d’assurer le recouvrement des redevances nécessaires au fonctionnement des infrastructures marchandes.

Mais sur le terrain, les commerçants espèrent une approche plus conciliatrice, capable de préserver l’équilibre entre exigences administratives et survie économique. Beaucoup appellent désormais les autorités à engager des discussions urgentes pour éviter une paralysie progressive des activités commerciales dans les marchés modernes de Cotonou.

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