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PORTO-NOVO : LA PRÉSENCE INQUIÉTANTE DE MALADES MENTAUX DANS LES RUES : LES AUTORITÉS LOCALES INVITÉES À RÉAGIR

PORTO-NOVO : LA PRÉSENCE INQUIÉTANTE DE MALADES MENTAUX DANS LES RUES : LES AUTORITÉS LOCALES INVITÉES À RÉAGIR

Depuis quelques semaines, un phénomène attire tristement l’attention des habitants de Porto-Novo : la recrudescence des personnes en détresse psychique errant dans les rues de la capitale. Hommes et femmes, parfois jeunes, parfois âgés, déambulent dans un état de désorientation totale, occupant les trottoirs et même les chaussées.

Ce spectacle, que l’on croyait révolu grâce aux efforts de modernisation et d’assainissement urbain, ternit aujourd’hui l’image d’une ville qui se veut attractive et ordonnée. Sur les grands axes routiers, il est désormais fréquent de croiser au moins un malade mental. Certains s’imposent au milieu de la circulation, obligeant motocyclistes et automobilistes à des manœuvres risquées, avec à la clé un danger permanent d’accidents.

Une cohabitation préoccupante

Ces personnes, habillées de haillons et livrées à elles-mêmes, cohabitent malgré elles avec les autres usagers de la route. Elles s’autorisent parfois des gestes brusques, des comportements imprévisibles qui suscitent crainte et malaise. Pourtant, la situation semble laisser indifférentes les autorités locales, alors même que la sécurité et la tranquillité des citoyens en dépendent.

Un appel à la responsabilité

Face à ce constat, il devient urgent de prendre des mesures concrètes. L’abandon de malades mentaux dans les rues constitue non seulement une atteinte à la dignité humaine, mais aussi une menace pour la stabilité sociale et la sécurité routière. Les familles doivent être interpellées afin d’assumer leurs responsabilités vis-à-vis de leurs proches en détresse, au lieu de les abandonner à la rue.

Il existe des structures spécialisées, notamment le centre psychiatrique de Jacquot, capables d’accueillir et de prendre en charge ces personnes. Une opération similaire avait d’ailleurs été menée par le passé à Cotonou, avec l’appui des autorités municipales. Ce ratissage, salué par l’opinion publique, avait permis de rendre la circulation plus fluide et la ville plus sûre.

Aujourd’hui, Porto-Novo est confrontée à son tour à ce défi. Tout comme on lutte contre la divagation des animaux, il devient nécessaire d’agir rapidement contre l’errance incontrôlée des malades mentaux. Il en va de la qualité de vie urbaine, mais aussi de la résilience de notre capitale.

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