La ville de Lomé accueille, du 24 au 28 mars 2026, un important rendez-vous scientifique réunissant les spécialistes de la langue allemande en Afrique subsaharienne. Organisé par l’Association des Germanistes en Afrique subsaharienne (G.A.S), ce congrès international se penche sur les profondes mutations que connaît la germanistique à l’ère du numérique et de l’interculturalité.
Durant cinq jours, chercheurs, enseignants et experts venus d’une dizaine de pays africains — notamment du Bénin, du Ghana, du Burkina Faso, du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Cameroun, du Kenya et de l’Afrique du Sud — ainsi que d’Allemagne et du Togo, confrontent leurs analyses et partagent leurs expériences autour des nouveaux enjeux de la discipline.
Soutenu par la Fondation allemande Hanns Seidel (HSS), ce congrès se veut un véritable espace de dialogue scientifique. Il s’inscrit dans une dynamique de réflexion sur l’impact du numérique dans l’enseignement, la recherche et la diffusion de la langue et de la culture allemandes sur le continent africain.
Les échanges portent sur plusieurs thématiques majeures, notamment la transformation numérique et ses implications sociales, les nouvelles formes de représentation littéraire à l’ère digitale, ainsi que les mutations des pratiques pédagogiques dans l’enseignement de l’allemand langue étrangère. Les participants se penchent également sur les enjeux de la coopération scientifique dans un contexte marqué par les inégalités d’accès aux ressources numériques entre le Nord et le Sud, sans oublier les défis éthiques et matériels liés à l’usage des technologies éducatives.
Ce congrès s’inscrit dans la continuité des réflexions engagées lors du colloque interdisciplinaire organisé en mai 2025 par l’équipe de recherche en Germanistique, interculturalité et développement durable (ER-GIDD), confirmant ainsi une volonté de structurer durablement la recherche dans ce domaine.
L’événement marque également une étape symbolique importante : la célébration des 20 ans de l’Association des Germanistes en Afrique subsaharienne, fondée à Lomé en 2006.
En marge des travaux, la Professeure Alexandrine Laetitia Dagnonhouéton, Présidente de la Fédération des anciens boursiers de la Fondation Hanns Seidel, a animé une communication remarquée au siège de la fondation au Togo. Très engagée dans la promotion de la langue allemande, elle a mis en lumière les opportunités qu’offre le numérique pour renforcer l’attractivité et la diffusion de cette langue en Afrique.
Les travaux du congrès, riches en enseignements et en perspectives, s’achèvent ce samedi 28 mars 2026, avec des recommandations attendues pour accompagner l’évolution de la germanistique dans un monde en pleine mutation.
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