Actualités
+229 01 97 90 46 40

Accord d’asile politique au Burkina Faso

Le lieutenant-colonel Assane Tigri désormais réfugié à Ouagadougou

Le lieutenant-colonel Assane Tigri désormais réfugié à Ouagadougou

Ouagadougou a officiellement ouvert ses portes au lieutenant-colonel Pascal Assane Tigri, figure centrale de la tentative de putsch déjouée au Bénin. La décision, annoncée le 10 décembre 2025 par la Présidence du Faso, s’appuie sur les principes humanitaires et la solidarité défendus au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Un putsch avorté à Cotonou

Le 7 décembre, un groupe de militaires a tenté d’ébranler l’ordre constitutionnel au Bénin. Conduits par le lieutenant-colonel Tigri, les mutins ont brièvement occupé la Télévision nationale et diffusé un message annonçant la chute présumée du président Patrice Talon. L’opération a toutefois été rapidement maîtrisée : la Garde républicaine et les forces loyalistes ont repris le contrôle des installations stratégiques, mettant fin à la tentative de coup d’État.

Ouagadougou invoque ses valeurs d’hospitalité

Dans un communiqué, la Direction de la communication de la Présidence du Faso affirme que l’accueil accordé à Tigri relève de la « tradition d’hospitalité, de fraternité et de solidarité » du Burkina Faso. Le pays, engagé aux côtés du Mali et du Niger au sein de l’AES, estime agir conformément à ses engagements humanitaires.

Le texte précise que « le lieutenant-colonel Pascal Tigri bénéficiera de la protection pleine et entière du Burkina Faso et du soutien des États membres de l’AES ».

Un geste aux implications diplomatiques

L’octroi de l’asile à un militaire impliqué dans une tentative de renversement du pouvoir béninois pourrait raviver les tensions régionales. Si Cotonou n’a pas encore donné de réponse officielle, des observateurs s’attendent à une réaction dans les prochains jours, dans un contexte ouest-africain déjà marqué par des crispations politiques.

Ouagadougou assume sa ligne

Pour la Présidence burkinabè, cette décision s’inscrit dans une vision constante : celle d’un pays qui se veut terre d’accueil et espace de solidarité entre peuples africains. Une posture qui, selon les autorités du Faso, doit primer malgré les risques de frictions diplomatiques.

Footer - L'Emblème du Jour