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PRODUCTION DE LÉGUMINEUSES AU BÉNIN : LE HARICOT, UN PILIER AGRICOLE À RENFORCER

PRODUCTION DE LÉGUMINEUSES AU BÉNIN : LE HARICOT, UN PILIER AGRICOLE À RENFORCER

Au Bénin, le haricot, particulièrement le niébé, occupe une place centrale dans l’agriculture locale. Légumineuse la plus cultivée en Afrique subsaharienne, il constitue à la fois une source alimentaire et économique majeure pour des milliers de producteurs. Mais malgré son potentiel, la filière reste confrontée à de nombreux défis.

Un potentiel agricole sous-exploité

Le niébé, haricot adapté aux zones arides et semi-arides, est largement cultivé au Sud et au Centre du Bénin. Des variétés locales comme le Komcallé ou encore la CAIMAI, produite sur le site maraîcher de Dowa près de Porto-Novo, témoignent de l’intérêt croissant pour cette culture. Pourtant, les rendements restent faibles, ne dépassant pas en moyenne 600 kg par hectare, bien loin des capacités optimales.

Des contraintes multiples

Plusieurs facteurs limitent la productivité :

- Variations climatiques : sécheresses prolongées et pluies irrégulières perturbent les cycles de culture.

- Ravageurs et maladies : insectes, rongeurs et infections touchant les feuilles, gousses et racines détruisent une partie des récoltes.

- Problème de tuteurs pour les haricots grimpants.

- Semences obsolètes : beaucoup de producteurs utilisent encore des graines anciennes, souvent héritées, ce qui limite la performance des cultures.

Vers une meilleure structuration de la filière

La filière du haricot souffre d’un manque de structuration, de la production à la transformation. Pourtant, plusieurs solutions existent :

- Promotion de semences améliorées et adaptées aux réalités climatiques.

- Usage de fumier organique pour enrichir les sols et conserver l’humidité.

- Techniques de lutte intégrée contre les ravageurs et maladies.

- Mise en place d’organisations paysannes fortes pour mieux gérer la production, la conservation et la commercialisation.

Une culture à fort enjeu pour la sécurité alimentaire

Le haricot, en particulier le niébé, est non seulement une source de protéines pour les ménages béninois, mais aussi un produit de rente capable de renforcer les revenus agricoles. Sa valorisation passe donc par des politiques d’accompagnement, l’appui à la recherche et l’organisation des producteurs.

En somme, le haricot demeure une culture stratégique au Bénin. Mais pour qu’il joue pleinement son rôle de pilier agricole et économique, il est urgent de relever les défis liés à la productivité et à la structuration de sa filière.

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