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Agriculture et élevage au Bénin

Le dindon cherche sa place

Le dindon cherche sa place

Moins populaire que le poulet ou la pintade, le dindon peine encore à s’imposer dans les fermes béninoises. Entre traditions, manque de marché et défis sanitaires, son élevage reste à un stade semi-amélioré, malgré un potentiel réel pour diversifier la production avicole nationale.

Au Bénin, l’élevage de dindons est pratiqué dans presque toutes les régions du pays, mais il demeure marginal comparé à celui des autres volailles. Classé dans une catégorie semi-améliorée ou traditionnelle, cet élevage repose encore sur des méthodes artisanales. Les dindons y sont élevés principalement pour les fêtes de fin d’année, période où la demande augmente significativement.

Le reste de l’année, le marché reste limité, freiné par une faible consommation locale, un manque de circuits de commercialisation et des mortalités importantes dues aux maladies ou aux prédateurs. Les logements, souvent rudimentaires, et l’absence d’alimentation équilibrée adaptée, accentuent la vulnérabilité des élevages.

Selon les pratiques, l’alimentation des dindons varie : provendes, céréales, sous-produits agricoles ou résidus de cuisine. L’incubation reste pour sa part majoritairement naturelle, sous la dinde ou parfois la poule. Les éleveurs les plus entreprenants commencent toutefois à expérimenter des systèmes améliorés, combinant abris modernes, suivi sanitaire et alimentation enrichie.

Pour plusieurs spécialistes du secteur, le développement de cette filière passe par la formation des éleveurs, la sécurisation des marchés et la promotion de la consommation du dindon auprès des ménages. Avec un encadrement technique renforcé et une meilleure organisation commerciale, le dindon pourrait devenir, à moyen terme, une alternative viable pour diversifier et renforcer la production avicole béninoise.

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