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Agriculture béninoise

La goyave, l’or vert qui séduit le Bénin

La goyave, l’or vert qui séduit le Bénin

Longtemps considérée comme une culture secondaire, la goyave s’impose peu à peu comme une filière agricole prometteuse au Bénin. Résistante à la sécheresse, riche en vitamines et très prisée sur les marchés, elle attire de plus en plus de producteurs, notamment dans le Sud du pays.

Au Bénin, la production fruitière connaît un regain d’intérêt, et parmi les cultures en plein essor figure la goyave. Ce fruit tropical, à la fois savoureux et nutritif, offre aux producteurs béninois de réelles perspectives économiques. Grâce au climat chaud et humide du pays, le goyavier trouve un terrain idéal pour se développer. Résistant à la sécheresse et tolérant aux sols pauvres, il s’adapte facilement aux conditions locales, notamment dans les départements du Sud et de l’Atlantique, où il est largement cultivé à Porto-Novo, Abomey-Calavi et Cotonou.

La goyave séduit par sa richesse en vitamine C, en fibres et en antioxydants. Ses débouchés sont variés : consommation directe, transformation en jus, confitures, gelées ou encore produits cosmétiques. Ces usages multiples en font une culture à fort potentiel de rentabilité. Toutefois, la filière reste confrontée à des défis majeurs : la fragilité du fruit frais rend sa commercialisation délicate, et la lutte contre les ravageurs tels que les cochenilles nécessite un suivi rigoureux.

Cultivée depuis plus de deux millénaires en Amérique du Sud où les Aztèques la surnommaient « prune de sable », la goyave a aujourd’hui conquis le monde. Ses grains, dispersés par les oiseaux, favorisent naturellement sa propagation. Ses feuilles aromatiques, utilisées en infusions digestives, et sa pulpe, transformée dans certaines régions du Pacifique en soin hydratant, confirment sa valeur polyvalente.

Mesurant entre 3 et 6 mètres de hauteur, le goyavier béninois entre en production principalement entre mai et août. De nombreux producteurs s’efforcent désormais d’améliorer les techniques de récolte et de conditionnement pour réduire les pertes post-récolte.

Sur le plan mondial, les géants de la production restent l’Inde, la Chine, la Thaïlande et le Brésil, mais des pays africains comme Madagascar et l’Afrique du Sud s’imposent également sur le marché. Au Bénin, le potentiel est encore largement sous-exploité, mais avec une meilleure organisation de la filière et la valorisation des produits dérivés, la goyave pourrait bien devenir un nouvel atout de l’agriculture béninoise.

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