BÉNIN
LA FACTURE NORMALISÉE NE DOIT PAS COÛTER PLUS CHER
La Direction générale des Impôts rappelle que la délivrance d’une facture normalisée ne saurait justifier une augmentation du prix payé par le client.
« Vous voulez une facture ? Alors, le prix augmente ! » Cette remarque, parfois entendue dans les boutiques et auprès de certains prestataires de services, est une pratique que la Direction générale des Impôts (DGI) entend combattre.
À travers une communication officielle, l’administration fiscale rappelle que la facture normalisée ne constitue nullement une option payante. Autrement dit, un commerçant ou un prestataire ne peut pas conditionner sa délivrance au paiement d’un supplément par le client.
En effet, présenter la facture comme un service supplémentaire revient à décourager les consommateurs de la réclamer. Une telle attitude nuit à la transparence des transactions commerciales et compromet les efforts engagés pour renforcer la formalisation des activités économiques.
La facture normalisée joue pourtant un rôle essentiel dans la traçabilité des opérations commerciales. Elle permet notamment de justifier les achats, de sécuriser les transactions et de contribuer à une meilleure organisation du système fiscal.
La DGI invite ainsi les consommateurs à ne pas céder à cette pratique et à réclamer systématiquement leur facture lors de leurs achats ou après une prestation de services.
Le message est sans ambiguïté : la facture normalisée ne doit pas devenir un moyen d’augmenter artificiellement le montant à payer. Elle fait partie des exigences de transparence qui doivent accompagner les transactions commerciales.
Au-delà du rappel fiscal, l’enjeu est également celui de la protection du consommateur et de l’instauration de relations commerciales plus équitables au Bénin.