Supprimé depuis 2021 dans l’architecture gouvernementale béninoise, le ministère de la Communication signe son retour avec l’arrivée du gouvernement de Romuald Wadagni. Derrière cette décision se dessine une nouvelle stratégie de gouvernance qui entend renforcer le dialogue avec les citoyens, valoriser l’action publique et repositionner les médias comme partenaires du développement national.
Le retour du ministère de la Communication au sein du nouvel exécutif béninois ne relève ni d’un simple réajustement administratif ni d’une remise en cause des choix opérés sous le précédent mandat. Il s’inscrit plutôt dans la vision politique du président Romuald Wadagni, qui souhaite faire de la communication institutionnelle un outil majeur d’accompagnement de son programme d’action.
Face aux nombreuses interrogations suscitées par cette décision, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a expliqué que chaque chef d’État définit son organisation en fonction de ses priorités et des objectifs qu’il entend atteindre. Selon lui, la présence d’un département ministériel entièrement consacré à la communication et aux médias constitue désormais un levier stratégique pour accompagner les réformes et assurer une meilleure visibilité de l’action gouvernementale.
Cette restauration répond également à une attente exprimée depuis plusieurs années par de nombreux professionnels des médias. Plusieurs organisations de presse avaient en effet plaidé pour le retour d’un ministère dédié, estimant qu’il permettrait de renforcer le dialogue entre les autorités publiques et les acteurs du secteur. Cette décision a d’ailleurs été favorablement accueillie par plusieurs faîtières de la presse béninoise qui y voient un signal fort en faveur du pluralisme de l’information et de la valorisation du rôle des médias dans la consolidation démocratique.
En confiant ce portefeuille à Aurélie Adam Soulé Zoumarou, le gouvernement entend ouvrir une nouvelle phase dans ses relations avec les professionnels du secteur. L’ambition affichée est de bâtir une communication publique plus proche des citoyens, plus réactive et davantage adaptée aux défis de l’ère numérique.
À travers ce choix, le régime Wadagni imprime déjà sa marque et affirme sa volonté de faire de la communication un pilier essentiel de la mise en œuvre de ses politiques publiques, dans un contexte où l’information et l’engagement citoyen occupent une place de plus en plus déterminante dans la gouvernance moderne.
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