Située au Nord du département des Collines, la commune de Ouèssè s’impose comme un territoire aux ressources exceptionnelles. À 327 kilomètres de Cotonou, elle s’étend sur près de 3 200 km², soit environ 2,5 % du territoire national. Connue dans les programmes scolaires pour son marbre bleu d’Idadjo, Ouèssè abrite la deuxième réserve mondiale de ce précieux matériau, faisant d’elle un pôle géologique riche et convoité, juste derrière l’Italie.
Terre d’histoire, de forêts et de diversités
Ouèssè charme par ses paysages variés : forêts classées et sacrées, collines majestueuses, îlots de forêts-galeries et une végétation dense soutenue par une pluviométrie généreuse. Le relief, peu accidenté, repose majoritairement sur des sols ferrugineux tropicaux, bien adaptés à l’agriculture. Maïs, manioc, arachide, riz, haricot, soja, voandzou ou encore acajou font la fierté des champs locaux. Les bas-fonds hydromorphes favorisent également le maraîchage et la riziculture.
Sept cours d’eau irriguent la commune : Ouémé, Okpara, Gbeffa, Kilibo, Liga, Nonomi et Toumi, offrant ainsi à Ouèssè un potentiel hydro-agricole important.
Une mosaïque humaine harmonieuse
Avec plus de 150 000 habitants, la commune reflète un brassage culturel remarquable. Les Shabè, installés majoritairement à l’Est après une migration depuis Ilé-Ifê au Nigeria, cohabitent avec les Mahis venus plus tôt de Savalou et du plateau d’Agonlin. S’ajoutent des communautés Adja, Fon, Otamari, Yom, Lokpa, ainsi que des éleveurs Peulh venus du Niger et du Nigeria. Ce métissage confère à Ouèssè une identité culturelle foisonnante.
Patrimoine et figures historiques
Premier souverain des terres de Ouèssè-Wogoudo, Sa Majesté Djahlin Djanta, dit Faka Foukou, régna de 1690 à 1720. Une statue monumentale, érigée sur un domaine d’un hectare par l’association culturelle Mahi Ouindo, lui rend hommage et accueille les visiteurs.
Au-delà, plusieurs sites méritent davantage de valorisation touristique :
- les galeries souterraines (Odi) de Yaoui,
- les collines de Kèmon,
- les mares à caïmans de Gbongui…
Un patrimoine à fort potentiel, encore à révéler pleinement.
Modernisation et investissements publics
Comme vingt-et-une autres communes du pays, Ouèssè a bénéficié d’un stade omnisports moderne de 3 000 places, doté d’une pelouse synthétique, d’une piste d’athlétisme à 8 couloirs, de terrains pour sports de main, ainsi que d’infrastructures administratives et d’hébergement.
L’Hôpital de Zone Savè–Ouèssè renforce l’accès aux soins dans la région, tandis que le gouvernement multiplie les initiatives de soutien aux ménages vulnérables, notamment via les microcrédits du Fonds National de Microfinance (FNM).
Gouvernance locale dynamique
La commune, subdivisée en neuf arrondissements Challa-Ogoï, Djègbè, Gbanlin, Ikèmon, Kilibo, Laminou, Odougba, Ouèssè-Centre et Toui est aujourd’hui dirigée par le maire Dr Firmin Ibidon Akpo, l’un des 25 conseillers communaux. Sous sa gouvernance, Ouèssè poursuit son développement, convaincue que ses ressources naturelles, son histoire et son dynamisme humain constituent les fondations d’un avenir prometteur.
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