Le Bénin a frôlé une nouvelle crise politique majeure. La tentative de coup d’État déjouée le dimanche 7 décembre 2025 continue de produire des remous sur la scène nationale, alors que les autorités judiciaires poursuivent les investigations et multiplient les interpellations de personnes soupçonnées d’implication directe ou indirecte.
Un complot déjoué in extremis
Selon des sources sécuritaires, les forces de défense et de sécurité sont parvenues, le 7 décembre dernier, à neutraliser une entreprise visant à porter atteinte à l’ordre constitutionnel. Si les contours exacts de ce projet restent à préciser, les autorités parlent d’une opération sérieuse qui aurait pu plonger le pays dans une nouvelle zone d’instabilité politique.
Une vague d’arrestations
Dans le cadre de l’enquête ouverte par la justice, plusieurs civils et militaires ont été interpellés et placés en garde à vue. Ces arrestations visent à faire la lumière sur les réseaux, les soutiens et les responsabilités éventuelles liés à cette tentative de déstabilisation.
Parmi les personnalités politiques concernées figure Candide Azannaï, ancien allié du pouvoir devenu opposant farouche au régime du président Patrice Talon. Georges Chabi Yayi, membre du parti Les Démocrates et fils de l’ancien président Boni Yayi, a également été cité parmi les personnes interpellées.
Des accusations lourdes de conséquences
Candide Azannaï fait face à des accusations graves, notamment pour complot contre l’autorité de l’État et incitation à la rébellion. Depuis son positionnement dans l’opposition, l’ancien ministre s’est illustré par des prises de parole virulentes et des critiques répétées contre la gouvernance actuelle, un discours qui, selon les enquêteurs, mérite aujourd’hui un examen approfondi dans le contexte de cette affaire.
Des mandats d’arrêt internationaux émis
L’enquête ne se limite pas aux personnes déjà interpellées. Des mandats d’arrêt internationaux auraient été délivrés contre d’autres figures de l’opposition, notamment Kèmi Seba et Sabi Sira Korogoné, actuellement introuvables. Les autorités béninoises disent collaborer avec des partenaires étrangers pour leur localisation.
Une ligne à ne pas franchir
Au-delà des procédures judiciaires en cours, cette affaire relance le débat sur les limites de l’opposition politique dans un État démocratique. Jusqu’où peut aller la contestation sans basculer dans l’illégalité ? La justice devra déterminer si certaines prises de position ou actions ont contribué, de près ou de loin, à cette tentative de renversement de l’ordre constitutionnel.
En attendant les conclusions des enquêtes, les autorités appellent au calme, au respect des institutions et à la confiance dans le processus judiciaire, afin de préserver la stabilité et la paix sociale chèrement acquises.
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