Actualités
+229 01 97 90 46 40

Fruits et terroirs du Bénin

L’ananas Pain de Sucre, fierté nationale et allié santé

L’ananas Pain de Sucre, fierté nationale et allié santé

Reconnu pour son goût doux et parfumé, l’ananas Pain de Sucre du Plateau d’Allada ne cesse de séduire les consommateurs au Bénin comme à l’international. Ce fruit tropical, qui appartient à la famille des Broméliacées, se distingue par sa forme allongée, sa chair blanche, juteuse et sucrée, ainsi que son faible taux d’acidité. À maturité, il conserve sa couleur verte, tout en révélant un arôme fruité aux notes de miel.

Riche en vitamine C et cultivé sans produits chimiques, il constitue un véritable allié pour renforcer le système immunitaire. Consommé nature, en salade de fruits, en dessert ou même intégré à des plats salés, il offre une diversité culinaire appréciée des gourmets. Conservé à température ambiante, il garde toute sa saveur durant une semaine.

Une première Indication Géographique Protégée au Bénin

Depuis le 28 octobre 2024, l’« Ananas Pain de Sucre du Plateau d’Allada-Bénin » bénéficie officiellement d’une Indication Géographique Protégée (IGP), la toute première obtenue par le pays. Cette reconnaissance a été enregistrée auprès de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin, sous l’égide de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), qui regroupe 17 États africains.

L’IGP met en avant les produits agricoles dont la qualité est liée à un terroir, à des conditions naturelles particulières ou à un savoir-faire spécifique. Elle représente un atout de taille pour accroître la visibilité internationale du Bénin et renforcer sa compétitivité sur le marché mondial.

Un levier pour l’économie agricole

L’obtention de cette IGP est le fruit de plusieurs années de collaboration entre l’OAPI et le Projet d’appui au renforcement des acteurs du secteur privé (PARASEP), financé par l’Union européenne et l’Agence française de développement. Elle s’inscrit également dans la vision du Programme d’actions du gouvernement (PAG) lancé par le président Patrice Talon, qui mise sur des filières agricoles stratégiques comme le coton, l’ananas, le riz, l’anacarde et le karité pour dynamiser l’économie nationale.

Avec une production estimée à plus de 350 000 tonnes en 2019 – contre 250 000 en 2016 – l’ananas est devenu une filière porteuse. Exporté vers plusieurs pays de la sous-région (Nigeria, Burkina Faso, Niger, Mali) et au-delà jusqu’au Maroc, il ambitionne désormais de conquérir davantage de parts de marché en Europe grâce à l’argument de l’IGP.

Un appel à la rigueur et à l’innovation

Pour Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, cette IGP doit être perçue comme « une étape et non une finalité ». Il insiste sur la nécessité de respecter les cahiers des charges afin de garantir la qualité et la réputation du produit. Le ministre a également invité les opérateurs économiques à constituer de véritables clusters pour faire rayonner la filière.

Dans le même élan, il encourage les producteurs d’autres spécialités locales, comme le gari Sohoui de Savalou ou l’huile d’arachide d’Agonlin, à poursuivre leurs efforts afin que leurs produits obtiennent eux aussi le précieux label.

Footer - L'Emblème du Jour