Dans le 4e arrondissement de Porto-Novo, un coin aussi simple que légendaire fait saliver les habitants et visiteurs depuis des décennies : Houinmè. Ici, l’Abobor haricot chaud se déguste à toute heure, dans une ambiance chaleureuse et authentique.
Rien qu’à l’évocation de Houinmè, les papilles s’éveillent. Ce quartier populaire, devenu une véritable référence culinaire à Porto-Novo, a bâti sa réputation autour d’un plat emblématique : l’Abobor tout chaud. Depuis des années, les marmites y bouillonnent jour et nuit, attirant une clientèle fidèle et intergénérationnelle.
La spécialité locale se décline en plusieurs versions. L’Abobor ordinaire, dès qu’il est servi fumant, réjouit les amateurs ; tandis que le haricot transformé, connu sous le nom d’adowè ou adoflor, séduit par sa texture raffinée. À cela s’ajoute le voandzou, autre trésor culinaire traditionnel qui trouve également sa place dans les marmites brûlantes du quartier.
Les assiettes ne manquent pas d’accompagnements : friture croustillante, gari généreux, tranches de pain encore tièdes. Les plus gourmands y ajoutent du poisson frit ou des œufs durs, selon leurs envies du moment.
Pour calmer la chaleur du mets ou simplement prolonger le plaisir, rien de mieux qu’un adoyo ou un chapalo, boissons locales légèrement rafraîchies avec un semblant de glace : un duo parfait avec l’Abobor.
L’histoire de ce haut lieu gastronomique est avant tout familiale. De mère en fille, puis de fille en petite-fille, la tradition se perpétue sans jamais faiblir. Toujours la même ambiance, la même chaleur, le même accueil… et surtout le même goût qui fait la différence.
C’est ainsi que Houinmè est devenu le passage obligé des amoureux du haricot chaud. De jour comme de nuit, les habitants savent que l’Abobor fumant les attend, prêt à être servi avec le sourire, comme depuis toujours.
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