La montée en puissance des cryptomonnaies au Bénin s’accompagne de dérives inquiétantes liées à la cybercriminalité et aux escroqueries financières. Conscientes des menaces, les autorités béninoises multiplient les actions de prévention, de répression et de coopération internationale afin de protéger les citoyens et assainir l’écosystème numérique.
Au Bénin, l’essor des cryptoactifs suscite autant d’intérêt que de préoccupations. Si ces nouveaux instruments financiers attirent de plus en plus d’utilisateurs, ils sont également devenus un terrain fertile pour les arnaques, le blanchiment d’argent, la fraude et diverses formes de cybercriminalité. Face à ces risques grandissants, les autorités béninoises ont décidé de renforcer leur vigilance et leurs mécanismes de contrôle.
Dans cette dynamique, l’Office Central de Répression de la Cybercriminalité (OCRC) occupe une place stratégique. Chargée de lutter contre les infractions liées à l’usage d’internet et des nouvelles technologies, cette structure mène des enquêtes sur des pratiques telles que le hameçonnage, les escroqueries en ligne, les faux recrutements, la sextorsion ou encore le vol d’identité numérique. Parallèlement à la répression, l’OCRC intensifie ses actions de sensibilisation afin d’informer les populations sur les dangers du numérique et les bonnes pratiques de sécurité.
La coopération internationale constitue également un levier important. À cet effet, l’Ambassade de France au Bénin accompagne les autorités locales en formant les enquêteurs de l’OCRC à la compréhension des cryptomonnaies et des mécanismes financiers qui y sont associés. Cette initiative vise à améliorer les capacités de détection et de poursuite des crimes financiers liés aux actifs numériques.
Les pouvoirs publics s’attaquent aussi aux plateformes frauduleuses qui, sous couvert d’investissements attractifs, causent d’importantes pertes financières aux citoyens. Plusieurs communiqués officiels ont été publiés pour interdire les collectes illégales de fonds via des plateformes en ligne ou des cryptoactifs non autorisés. Ces mesures visent à freiner les opérations clandestines et à protéger les épargnants contre les promesses illusoires de gains rapides.
Dans le même esprit, les investisseurs sont appelés à la prudence. Les autorités recommandent de vérifier la légalité des plateformes, d’éviter les offres trop alléchantes et de se méfier des intermédiaires non agréés. Les établissements bancaires de l’espace UEMOA sont, quant à eux, encouragés à sensibiliser leurs clients et à refuser toute collaboration avec des structures non réglementées.
En définitive, le Bénin, à travers ses institutions et avec l’appui de partenaires internationaux, consolide progressivement son dispositif de lutte contre les dérives liées aux cryptomonnaies. L’objectif est clair : encadrer l’usage des actifs numériques, sécuriser l’environnement financier et protéger efficacement les citoyens contre les menaces cybernétiques et les escroqueries.
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