De plus en plus de jeunes et de femmes béninois se lancent dans l’élevage et la transformation des escargots. Entre consommation locale, transformation cosmétique et exportation, ce mollusque comestible devient un véritable moteur économique en milieu rural et urbain.
Au Bénin, l’héliciculture, ou l’élevage d’escargots, connaît un essor remarquable. Restaurants, particuliers et industries cosmétiques sont aujourd’hui les principaux clients de ce secteur en pleine expansion. La chair d’escargot, riche en protéines et peu calorique, séduit autant pour sa valeur nutritive que pour son goût, tandis que la bave est prisée dans la fabrication de produits de beauté.
Dans les villes comme Allada et Comè, les escargots se vendent déjà directement sur les voies publiques et dans les marchés. Mais la production ne se limite pas à la consommation locale : coquilles, viscères, farine enrichie et bave sont transformés et commercialisés à plus forte valeur ajoutée, ouvrant de nouvelles perspectives économiques pour les jeunes et les femmes, surtout en milieu rural.
Des zones comme Cotonou, Akpakpa Sènandé, Abomey-Calavi et Dangbo sont devenues des centres dynamiques de l’héliciculture. Les entrepreneurs développent progressivement leur activité grâce à des techniques simples mais efficaces, comme l’irrigation et l’ombrage, afin de garantir une production stable et éco-responsable.
L’élevage d’escargots séduit non seulement pour sa rentabilité mais aussi pour son faible impact environnemental. Avec des investissements modestes, il est possible de démarrer à petite échelle et de croître progressivement, tout en répondant à une demande locale et internationale croissante.
La diversification des clients, la transformation en produits dérivés et le respect des normes sanitaires permettent aux héliciculteurs béninois de consolider ce secteur en plein essor et de faire de l’escargot un véritable moteur économique pour le pays.
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