À la suite de la présidentielle du 12 avril 2026, marquée par une participation jugée insuffisante dans la capitale politique, Emmanuel Djima Zossou monte au créneau. L’ancien maire de Porto-Novo, figure politique expérimentée, appelle à une remise en cause profonde des méthodes de mobilisation électorale.
Après une série d’analyses ayant disséqué les causes de cette faible affluence aux urnes, l’ancien édile franchit une nouvelle étape : celle de l’action. Dans une tribune publiée sur sa page Facebook, il invite à dépasser le simple constat pour enclencher une dynamique concrète de reconquête de l’électorat.
Passer du diagnostic à l’action
Dans son intervention intitulée « Participation électorale : cessons de constater, commençons à agir », Emmanuel Djima Zossou estime que les débats récents ont permis de mieux cerner les réalités du terrain. Obstacles techniques, mobilité des citoyens, manque d’information ou encore désintérêt croissant : autant de facteurs identifiés, mais qui, selon lui, ne sauraient justifier l’inaction.
Pour l’ancien maire, la véritable urgence est désormais de redonner au vote son caractère naturel, accessible et utile pour tous.
Une stratégie en quatre leviers
Afin d’inverser la tendance, il propose une approche qu’il qualifie lui-même de “thérapie de choc”, articulée autour de quatre axes majeurs.
Le premier consiste à aller véritablement à la rencontre des citoyens. Il ne s’agit plus d’attendre leur mobilisation spontanée, mais de descendre dans les quartiers, expliquer simplement les démarches électorales et rendre l’information accessible là où vivent les populations.
Le deuxième levier met l’accent sur les réalités du quotidien. Selon lui, les contraintes pratiques manque de temps, difficultés d’orientation, crainte de mal faire, constituent des freins réels. Leur accumulation finit par éloigner les citoyens des urnes. D’où la nécessité d’anticiper, d’informer tôt et d’accompagner humainement.
Troisième pilier : une mobilisation de proximité. Pour Emmanuel Djima Zossou, la participation électorale se construit patiemment, quartier par quartier. Elle doit s’appuyer sur des relais locaux crédibles : chefs de quartiers, leaders associatifs ou figures de jeunesse, capables de maintenir un lien permanent avec les populations.
Enfin, il insiste sur un enjeu fondamental : redonner un sens au vote. « Un citoyen qui ne perçoit pas l’impact de son vote ne votera pas », souligne-t-il en substance. Il appelle ainsi à démontrer concrètement l’utilité du suffrage à travers des résultats tangibles et un dialogue sincère entre élus et citoyens.
Un appel à la responsabilité collective
Au-delà des propositions, la tribune se veut un appel à l’engagement de tous. L’ancien maire invite chaque citoyen à jouer un rôle actif : sensibiliser son entourage, accompagner les abstentionnistes, interpeller les responsables politiques.
Pour lui, l’amélioration de la participation électorale ne dépend pas uniquement des institutions, mais d’une mobilisation collective, continue et ancrée dans le quotidien.
En définitive, Emmanuel Djima Zossou rappelle une évidence souvent négligée : le vote n’est pas une simple formalité administrative, mais un pouvoir individuel décisif. Encore faut-il choisir de l’exercer.
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