Bourses et aides universitaires : le Gouvernement revoit à la hausse les montants accordés aux étudiants au Bénin et à l’étranger.
Le Gouvernement béninois renforce son dispositif d’accompagnement social des étudiants. À travers l’arrêté interministériel n°0601 portant fixation des montants des allocations d’études universitaires et autres avantages octroyés aux étudiants béninois sur le territoire national et à l’étranger, de nouveaux barèmes sont désormais applicables à compter de la rentrée académique 2026-2027.
Cette décision s’inscrit dans le cadre du paquet de mesures sociales annoncé pour améliorer les conditions de vie et d’études des apprenants. Pour l’enseignement supérieur, le Gouvernement avait notamment annoncé la revalorisation des bourses et allocations, l’augmentation des aides universitaires ainsi que la revalorisation des bourses d’excellence à l’étranger. L’ensemble des mesures sociales destinées aux trois ordres d’enseignement représente une incidence financière annoncée d’environ 30 milliards de FCFA.
Jusqu’à 53 500 FCFA par mois pour certaines catégories d’étudiants
Dans les facultés, instituts et écoles des universités publiques du Bénin, le nouveau barème prévoit une allocation mensuelle de 35 000 FCFA pour les étudiants des 1re, 2e et 3e années. Sur une année, cette allocation représente 420 000 FCFA, auxquels s’ajoute une indemnité annuelle d’équipement de 25 000 FCFA, portant le montant annuel à 445 000 FCFA.
Pour les étudiants des 4e à 7e années, l’allocation mensuelle est portée à 53 500 FCFA, soit 642 000 FCFA par an. Avec l’indemnité d’équipement, le montant annuel atteint 667 000 FCFA.
Cette revalorisation traduit la volonté des pouvoirs publics de renforcer le soutien financier accordé aux étudiants et de tenir davantage compte des exigences liées à la progression dans les cycles de formation.
Un dispositif adapté aux filières et aux niveaux de formation
Le nouveau dispositif tient également compte des spécificités de certaines formations.
À la Faculté des sciences de la santé et dans les formations médicales, les montants évoluent selon le niveau d’études. L’allocation est fixée à 50 000 FCFA par mois en 4e et 5e années, puis à 75 000 FCFA par mois en 6e et 7e années.
Sur une année, indemnité d’équipement comprise, les montants correspondants atteignent respectivement 625 000 FCFA et 925 000 FCFA.
À l’INJEPS, les allocations varient également selon le niveau de formation, avec des montants allant de 39 675 FCFA à 53 500 FCFA par mois.
À l’EPAC, les étudiants des trois premières années bénéficient d’une allocation mensuelle de 35 000 FCFA, tandis que celle-ci s’élève à 53 500 FCFA pour les 4e et 5e années.
L’aide universitaire portée à 135 000 FCFA
Le texte prévoit par ailleurs une aide universitaire annuelle de 135 000 FCFA au profit des étudiants remplissant les conditions prévues par la réglementation.
Cette mesure vient compléter le dispositif d’accompagnement destiné aux étudiants bénéficiaires, en renforçant les mécanismes d’appui financier pendant leur parcours universitaire.
Des appuis spécifiques pour les travaux de fin de formation
L’arrêté prend également en compte les dépenses liées à la réalisation des travaux de fin de formation.
Ainsi, une subvention spécifique est prévue pour les étudiants soumis à la rédaction d’un mémoire, d’une thèse ou d’un rapport de stage.
Les montants fixés sont de 80 000 FCFA pour les frais de mémoire, 192 500 FCFA pour une thèse de doctorat et de spécialité médicale, et 117 500 FCFA pour une thèse de spécialité en médecine.
À travers ces dispositions, le dispositif d’aide ne se limite donc pas aux allocations périodiques, mais prend également en compte certaines dépenses directement liées à l’achèvement des études.
Les étudiants béninois à l’étranger également concernés
La revalorisation concerne aussi les étudiants béninois poursuivant leur formation à l’étranger.
Pour les boursiers classiques, les allocations mensuelles varient selon les zones géographiques, avec des montants allant de 50 000 à 75 000 FCFA.
Une attention particulière est accordée aux boursiers d’excellence. Ceux-ci bénéficient d’allocations mensuelles de 200 000 FCFA dans les pays africains des zones UEMOA et CEMAC, de 250 000 FCFA dans les autres pays africains, et de 560 000 FCFA en Europe, en Amérique, en Asie et en Océanie.
Le dispositif prévoit également des allocations spécifiques pour les étudiants admis dans des établissements d’excellence à l’étranger, ainsi que différents avantages liés notamment à l’installation, à l’équipement et à l’assurance maladie.
Une réforme qui s’inscrit dans un ensemble de mesures sociales
La revalorisation des allocations universitaires intervient dans un contexte plus large de renforcement de l’accompagnement social des étudiants.
Pour la rentrée 2026-2027, le Gouvernement a annoncé plusieurs mesures concernant notamment le transport universitaire, la restauration, les logements, la santé et les infrastructures universitaires. Le transport doit notamment être renforcé dans les quatre universités publiques grâce à une flotte de 63 bus neufs. Des interventions sont également prévues dans les restaurants universitaires, les logements et les infirmeries des campus.
Le Gouvernement a par ailleurs annoncé une augmentation du nombre de bourses dans les filières techniques et professionnelles ainsi que la revalorisation des bourses d’excellence à l’étranger.
Les demandes désormais accessibles en ligne
La Direction des Bourses et Aides Universitaires met à la disposition des étudiants une plateforme permettant d’effectuer les demandes d’allocations d’études universitaires et d’en suivre le traitement entièrement en ligne.
Cette dématérialisation vise à faciliter les démarches des bénéficiaires et à améliorer le suivi administratif des demandes.
Avec ce nouveau barème applicable dès la rentrée universitaire 2026-2027, l’accompagnement financier des étudiants connaît ainsi une nouvelle évolution. Entre revalorisation des allocations, renforcement des aides, soutien aux travaux de fin de formation et amélioration des dispositifs destinés aux étudiants en formation à l’étranger, le Gouvernement entend renforcer les conditions d’accès et de poursuite des études supérieures au Bénin et hors du pays.
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