Après l’éviction remarquée des députés pro-Olivier Boko, d’autres figures emblématiques de la mouvance présidentielle n’apparaissent plus sur les listes de l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et du Bloc Républicain (BR). Une recomposition silencieuse, mais significative, s’opère en vue des législatives de 2026.
La recomposition politique au sein des partis de la mouvance présidentielle se poursuit à la veille des législatives de 2026. Après l’exclusion des députés proches d’Olivier Boko, plusieurs autres personnalités jusque-là influentes n’ont pas été retenues sur les listes de l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et du Bloc Républicain (BR).
Parmi les absents, l’on note Rogatienne Aikolé, ancienne figure féminine engagée au sein de la mouvance, Arifari Bako, ex-ministre et député réputé pour sa rigueur intellectuelle, ou encore Victor Tokpanou, cadre respecté et fidèle du parti. S’y ajoutent Natacha Kpotchan, Jean-Claude Apithy, Charlemagne Honfo, Dénis Glégbéto et bien d’autres acteurs politiques connus dans leurs circonscriptions respectives.
Ce renouvellement des listes, loin d’être anodin, traduit une volonté manifeste des états-majors de la mouvance d’injecter du sang neuf et de réorganiser les forces sur le terrain. Mais pour plusieurs observateurs, cette vague d’exclusion pourrait aussi cacher des arbitrages internes complexes, liés à des équilibres régionaux et à des loyautés politiques redessinées.
Alors que la campagne se profile, les recalés observent, souvent en silence, les nouvelles figures appelées à porter les couleurs des deux grandes formations. Un tournant qui annonce une bataille électorale stratégique où la fidélité, l’efficacité et le terrain pèseront plus que jamais dans la balance.
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