Au Bénin, la caïmite africaine (Chrysophyllum albidum), communément appelée Azonbébé, occupe une place particulière dans le patrimoine alimentaire. Connue sous différents noms selon les langues Azongogwe, Azonbebi, Vivignonmi, Azonvivo –, elle séduit par sa chair tendre et sucrée, mais demeure encore trop peu exploitée.
Un fruit aux multiples atouts
Cueilli entre janvier et mai, l’Azonbébé se reconnaît à sa peau verdâtre qui vire à l’orangé à maturité. Acide lorsqu’il est encore dur, il devient très sucré une fois bien mûr. Sa pulpe juteuse est riche en vitamines A, B et C, en fer, en calcium, ainsi qu’en polyphénols, de puissants antioxydants. Traditionnellement, au Nigeria voisin, les femmes enceintes en consommaient pour prévenir le paludisme, et l’arbre symbolisait la fertilité.
Des usages variés
Au-delà de la consommation directe, la chair de l’Azonbébé se prête à la confection de confitures, gelées et jus. Son arôme naturel inspire également la fabrication de parfums et de cosmétiques, confirmant la valeur ajoutée de ce fruit tropical.
Une richesse encore sous-exploitée
Malgré son potentiel, une grande partie des récoltes se perd faute de transformation et de circuits de commercialisation adaptés. Pourtant, la valorisation du fruit à travers des produits dérivés pourrait générer des emplois locaux et renforcer la chaîne de valeur agricole.
L’Azonbébé incarne ainsi à la fois un plaisir gustatif, une source de bienfaits nutritionnels et une opportunité économique pour le Bénin.
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