Nichée au cœur du département du Zou, à une vingtaine de kilomètres d’Abomey, la commune d’Agbangnizoun séduit par son histoire, sa culture profondément enracinée dans celle du royaume d’Abomey et par les efforts de développement menés sous la houlette du maire Cletus Oscar Kouholi.
UNE TERRE D’HISTOIRE ET DE SYMBOLES
Le nom Agbangnizoun trouve son origine dans une légende de chasse. Autrefois, cette zone était une vaste forêt proche du fleuve Couffo, réputée pour abriter de nombreuses antilopes. Les chasseurs l’appelaient Agbanlin zounmè, autrement dit « la forêt des antilopes ». Par déformation linguistique, le nom deviendra plus tard Agbangnizoun.
Située dans le département du Zou, la commune couvre une superficie de 244 km² et s’étend sur un territoire riche en traditions. Elle fut d’abord sous-préfecture en 1990, avant d’accéder au statut de commune en février 2003, conformément à la loi n°97-028 du 15 janvier 1999 sur l’organisation de l’administration territoriale du Bénin.
Agbangnizoun est délimitée au Nord par Abomey et Djidja, à l’Est par Bohicon et Zogbodomey, et au Sud et à l’Ouest par le fleuve Couffo, qui la sépare naturellement des communes de Lalo et de Klouékanmè.
UN PASSÉ ROYAL TOUJOURS VIVANT
L’histoire d’Agbangnizoun reste intimement liée à celle du royaume d’Abomey, dont elle fut longtemps une dépendance. La présence du palais annexe du roi Guézo (1818–1858) à Agbangnizoun, ainsi que celui du roi Glèlè (1858–1889) dans l’actuel arrondissement de Sinwé, en sont de vivants témoignages.
Les premiers habitants, selon plusieurs sources, furent des Adja-Popo installés à Adingnigon vers 1600. Le territoire fut ensuite conquis par le royaume d’Abomey sous Houégbadja (1645–1685), puis consolidé sous le règne de son fils Agbohessou, un prince chasseur.
Cette influence royale se reflète encore aujourd’hui dans les danses, rythmes et cérémonies traditionnels qui perpétuent les valeurs et symboles de la cour d’Abomey.
UNE COMMUNE EN PLEIN ESSOR
Administrée par le maire Cletus Oscar Kouholi, Agbangnizoun compte 10 arrondissements : Adanhondjigon, Adingnigon, Agbangnizoun, Kinta, Kpota, Lissazounmè, Sahè, Sinwé, Tanvè et Zoungoudo. Le conseil communal issu des élections municipales de 2020 se compose de 15 conseillers, dont 5 femmes et 10 hommes.
Sur le plan du développement, la commune bénéficie de plusieurs programmes nationaux, notamment la dématérialisation des actes de naissance et le microcrédit Alafia destiné aux couches les plus vulnérables.
S’y ajoutent des projets d’infrastructures routières majeurs, parmi lesquels l’aménagement et le bitumage de l’axe Agbangnizoun–Abomey (12,39 km) et celui de la route Toffo–Agbangnizoun–Abomey–Djidja, destinés à désenclaver la commune et dynamiser les échanges économiques.
UNE IDENTITÉ FORTE ET UNE VISION D’AVENIR
Forte d’un riche héritage culturel et d’un potentiel économique encore en expansion, Agbangnizoun s’affirme aujourd’hui comme une terre d’opportunités où tradition et modernité s’entrelacent. Sous le leadership du maire Oscar Cletus Kouholi, la commune mise sur ses atouts historiques, humains et géographiques pour bâtir un avenir résolument tourné vers le développement durable.
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