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COOPÉRATION RÉGIONALE EN AFRIQUE DE L’OUEST : AES – AECM : L’HISTOIRE PLAIDE POUR UNE ALLIANCE DES PEUPLES

COOPÉRATION RÉGIONALE EN AFRIQUE DE L’OUEST : AES – AECM : L’HISTOIRE PLAIDE POUR UNE ALLIANCE DES PEUPLES

Au-delà des frontières héritées de la colonisation, les peuples de l’Alliance des États du Sahel (AES) et ceux de l’Alliance des États de la Côte Maritime (AECM) partagent une histoire, des traditions et des liens humains séculaires. Le premier chapitre de l’ouvrage Alliance des États du Sahel contre l’Alliance des États de la Côte Maritime met en évidence cette proximité historique et culturelle, présentée comme un socle essentiel pour bâtir une coopération régionale plus forte.

Les relations entre les États du Sahel et les pays côtiers ne sont pas le fruit des circonstances actuelles. Elles s’enracinent dans une longue histoire faite d’échanges commerciaux, de brassages culturels et de solidarités entre communautés vivant de part et d’autre des frontières. Selon l’ouvrage, ces frontières, dessinées durant la période coloniale, n’ont jamais réussi à effacer les liens profonds qui unissent les populations de ces deux espaces.

L’auteur souligne que les anciennes routes commerciales reliant les régions sahéliennes aux côtes atlantiques ont favorisé, pendant des siècles, la circulation des biens, des personnes et des idées. Ces échanges ont façonné une identité commune, nourrie par des traditions, des langues et des valeurs partagées.

Le chapitre insiste également sur l’importance du patrimoine culturel commun. Des peuples mandingues, haoussas ou songhaï aux traditions orales transmises par les griots, l’héritage culturel dépasse largement les limites administratives actuelles. Les langues, les musiques, les danses et les coutumes témoignent d’une continuité historique qui demeure vivante malgré les découpages territoriaux.

L’ouvrage met aussi en lumière la réalité des communautés transfrontalières, où les liens familiaux, les mariages et les solidarités continuent de rapprocher les populations. Pour l’auteur, cette interdépendance naturelle constitue un atout stratégique qu’il convient de préserver et de renforcer dans un contexte régional marqué par de nombreux défis sécuritaires et géopolitiques.

En conclusion, le premier chapitre appelle les dirigeants des deux espaces à transformer cette proximité historique en véritable levier d’intégration. Il recommande notamment la création de cadres permanents d’échanges économiques, culturels et éducatifs afin de consolider les liens entre les peuples et de construire une vision commune de l’avenir. L’histoire, estime l’auteur, demeure l’un des meilleurs fondements pour une coopération régionale durable et résiliente.

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