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Dialogue Gouvernement – Médias

À Porto-Novo, le gouvernement face aux préoccupations de la presse

À Porto-Novo, le gouvernement face aux préoccupations de la presse

En déplacement dans la capitale politique béninoise, le porte-parole du gouvernement a échangé avec les professionnels des médias autour de plusieurs dossiers d’actualité nationale. Au cœur des discussions : la situation des agents annoncés en licenciement à la Société de Radio et Télévision du Bénin, un sujet qui continue de susciter de vives réactions syndicales.

Échanges francs entre gouvernement et journalistes

Le vendredi 27 février 2026, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a rencontré les professionnels des médias exerçant à Porto‑Novo, capitale politique du Bénin. La séance d’échanges, organisée à la Préfecture de l’Ouémé, s’inscrivait dans une démarche de dialogue direct avec la presse locale sur les grands sujets d’intérêt national.

Plusieurs préoccupations ont été soulevées par les journalistes, notamment l’état d’avancement des infrastructures dans les communes du département, les conditions d’exercice du métier de journaliste depuis l’arrivée au pouvoir du président Patrice Talon, ainsi que la gestion du contentieux électoral issu des dernières élections communales par la Cour suprême du Bénin.

Le dossier SRTB au centre des interrogations

La question la plus attendue concernait toutefois les licenciements annoncés à la Société de Radio et Télévision du Bénin (SRTB), un dossier largement commenté dans l’opinion publique.

Répondant aux inquiétudes, le porte-parole du gouvernement a indiqué que ces décisions relèvent avant tout de la gestion interne de l’entreprise publique.

Selon lui, les restructurations font partie de la vie normale d’une société et les différends en cours devraient trouver une issue appropriée dans le cadre institutionnel de l’entreprise.

Les syndicats montent au créneau

Face à cette situation, plusieurs centrales syndicales, notamment la CSA‑Bénin, la CGTB et l’UNSTB, dénoncent une procédure qu’elles qualifient de « sélective et arbitraire ».

Selon elles, les agents concernés ne font l’objet d’aucune faute professionnelle avérée et seraient ciblés essentiellement en raison de leur âge ou de la nature de leurs fonctions jugées non stratégiques.

Les arguments avancés par l’Exécutif

Du côté gouvernemental, les licenciements s’inscriraient dans une logique de rationalisation économique et organisationnelle. Une mission d’audit du personnel aurait été diligentée afin d’évaluer la performance des agents et d’assurer une meilleure adéquation entre les profils professionnels et les postes occupés.

Les revendications des travailleurs

Les organisations syndicales exigent pour leur part : la suspension immédiate de la procédure de licenciement ; la réintégration sans délai des agents jugés injustement ciblés ; l’ouverture d’un cadre formel de dialogue entre direction et représentants des travailleurs ; une réforme transparente axée sur la formation du personnel, l’investissement et la modernisation des équipements.

Elles dénoncent par ailleurs une violation présumée du Code du travail ainsi que des droits fondamentaux des travailleurs, appelant à une solution concertée pour apaiser les tensions sociales.

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